Construction initiale Fin XVe siècle - Début XVIe siècle (≈ 1595)
Période de construction de la maison et occupation par Jean Macé.
1954
Protection des façades
Protection des façades 1954 (≈ 1954)
Inscription des façades et toitures aux monuments historiques.
2006
Découverte fresque
Découverte fresque 2006 (≈ 2006)
Une peinture murale rare a été découverte dans le salon du premier étage.
2007
Protection étendue
Protection étendue 2007 (≈ 2007)
Nouveaux arrêtés de protection incluant la fresque et son support.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures de la maison (cad. KI 165) : inscription par arrêté du 12 avril 2007 - La peinture murale située dans le salon du premier étage et le pan de mur qui en est le support (cad. KI 165, lots 3 et 10) : classement par arrêté du 12 avril 2007
Personnages clés
Jean Macé
Imprimeur et libraire ayant occupé la maison au début du XVIe siècle.
Guillaume de Digulleville
Auteur ayant inspiré la fresque allégorique des pèlerinages.
Origine et histoire
La maison de Jean Macé, située au 9 rue de la Monnaie dans le centre ancien de Caen, possède aujourd’hui un accès depuis la place Pierre-Bouchard. Sa construction remonte à la fin du XVe et au XVIe siècle. L'imprimeur et libraire Jean Macé l'occupe au début du XVIe siècle et fait édifier plusieurs bâtiments ; l'ensemble prend alors le nom de cour des imprimeurs. Les bombardements de la bataille de Normandie ont détruit l'angle sud-est de la cour, qui a été ouverte sur la place Pierre-Bouchard lors de la reconstruction de la ville. Les façades et les toitures ont été inscrites au titre des monuments historiques le 9 avril 1954. Une peinture murale a été découverte en mars 2006 dans le salon du premier étage ; de nouveaux arrêtés de protection datés du 12 avril 2007 ont étendu la protection et la fresque ainsi que son support ont été classés ce même jour. La maison est bâtie en pierre de Caen et présente des fenêtres à meneaux ; la tour d'escalier est surmontée d'une chambre haute portée par une trompe, caractéristique de nombreux bâtiments du vieux Caen. La fresque, très rare, mesure 1,20 m2 et se situe au premier étage ; elle illustre une allégorie des pèlerinages selon la tradition de Guillaume de Digulleville. Au centre, deux pèlerins se tournent chacun vers une allégorie féminine qui file, symbolisant le travail et la patience. Au premier plan, un chien est couché, la tête tournée vers la fileuse de gauche, et, à droite du second pèlerin, se dessine un arbre de vie. Cette scène s'inscrit dans le développement des récits de voyage allégoriques à visée édifiante et didactique en France aux XIVe et XVe siècles.