Frise chronologique
1768-1772
Occupation par un chanoine
Occupation par un chanoine
1768-1772 (≈ 1770)
Mention dans le cadastre comme maison canoniale.
22 mai 1944
Site inscrit
Site inscrit
22 mai 1944 (≈ 1944)
La cité de Saint-Lizier protégée.
16 juin 1989
Inscription totale
Inscription totale
16 juin 1989 (≈ 1989)
Immeuble inscrit à l’inventaire.
11 février 1991
Classement partiel
Classement partiel
11 février 1991 (≈ 1991)
Escalier et décors rocaille classés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison, sauf parties classées (cad. B 170) : inscription par arrêté du 16 juin 1989 ; Escalier ; intérieurs avec leur décor Rocaille (cad. B 170) : classement par arrêté du 11 février 1991
Personnages clés
| Chanoine non nommé - Occupant au XVIIIe siècle |
Résidant selon le cadastre 1768-1772. |
Origine et histoire
La maison canoniale de Saint-Lizier, située 4 rue des Nobles dans la cité épiscopale du même nom (Ariège, Occitanie), date du XVIIIe siècle. Ce bâtiment, intégré à un ensemble urbain homogène, se distingue par sa façade sobre, typique des constructions de l’époque. Selon les registres du cadastre de 1768-1772, il était occupé par un chanoine, parmi les douze desservant la cathédrale de la Sède. Cette partie de la ville concentrait alors plusieurs maisons canoniales, reflétant l’importance cléricale locale.
L’intérieur, remarquablement préservé, illustre l’architecture urbaine du XVIIIe siècle avec ses quatre niveaux desservis par un escalier central. La rampe en bois sculpté, de style rococo, et les décors de gypserie rocaille – notamment dans le salon du premier étage et les chambres du second – constituent des éléments rares et protégés. Ces caractéristiques ont motivé une inscription à l’inventaire des monuments historiques en 1989, suivie d’un classement partiel en 1991 pour l’escalier et les intérieurs.
La maison canoniale s’inscrit dans un site inscrit depuis 1944, à 427 mètres d’altitude, au cœur d’une cité médiévale marquée par son patrimoine religieux. Bien que la façade ne présente pas d’ornementation particulière, des détails sculptés communs aux autres maisons canoniales de la rue témoignent d’une unité stylistique. Aujourd’hui propriété de la commune, le bâtiment conserve une valeur patrimoniale majeure, mêlant histoire locale et héritage artistique rocaille.
Le décor intérieur, notamment les cheminées et parois ornées de gypserie, offre un exemple intact de l’art de vivre des chanoines au siècle des Lumières. La cage d’escalier, avec sa rampe en bois unique, souligne le savoir-faire des artisans de l’époque. Ces éléments, combinés à la structure d’origine, font de ce monument un témoin privilégié de l’histoire architecturale et sociale de Saint-Lizier.
Classée partiellement pour ses éléments rocaille, la maison canoniale bénéficie d’une protection juridique qui en assure la conservation. Son inscription préalable en totalité (1989) puis son classement (1991) soulignent son importance dans le patrimoine ariégeois. Le bâtiment, bien que discret en apparence, révèle ainsi une richesse historique et artistique insoupçonnée depuis l’extérieur.