Formation de Châteauneuf Xe siècle (≈ 1050)
Création du quartier autour du tombeau de saint Martin.
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la maison canoniale en tant qu'hôtel particulier.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
La maison est vendue après la Révolution française.
XVIIe ou XVIIIe siècle
Rénovation de la charpente
Rénovation de la charpente XVIIe ou XVIIIe siècle (≈ 1850)
La charpente et la couverture ont été refaites.
1905
Restauration de la porte
Restauration de la porte 1905 (≈ 1905)
La porte en arc brisé est retrouvée dans sa disposition d'origine.
1946
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1946 (≈ 1946)
La façade, le premier étage et la toiture sont inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade sur rue, la toiture et la salle du premier étage : inscription par arrêté du 27 juin 1946
Personnages clés
Saint Martin
Figure religieuse autour de laquelle le quartier de Châteauneuf s'est formé.
Origine et histoire de la Maison canoniale de Saint-Martin
L’ancienne maison canoniale de Saint-Martin, hôtel particulier situé rue Rapin dans le Vieux-Tours, remonte au XIIIe siècle. Elle se trouve dans l’ancienne Châteauneuf, quartier formé autour du tombeau de saint Martin, dont l’enceinte protégeait la cité au Xe siècle ; la partie méridionale, au sud de la collégiale, était traditionnellement réservée aux chanoines. La maison a servi de logement aux chanoines jusqu’à la Révolution ; saisie comme bien national, elle a été vendue le 12 septembre 1791 et a suscité l’intérêt des archéologues et historiens médiévistes au XIXe siècle. Bâtie en moyen appareil de tuffeau, l’édifice présente une composition rectangulaire dont la façade nord offre les éléments les plus remarquables. Au premier étage subsiste une double fenêtre à amortissement trilobé, séparée par une colonnette et encadrée par un arc de décharge en plein cintre ; deux autres fenêtres semblables devaient exister à l’origine. La porte en arc brisé de cette façade avait été remplacée vers 1905 par une porte rectangulaire, puis retrouvée dans sa disposition d’origine. La charpente et la couverture ont été refaites aux XVIIe ou XVIIIe siècles. Au XXIe siècle, la maison accueille le service informatique et une partie des chercheurs du Centre d’études supérieures de la Renaissance. La façade, le premier étage et la toiture font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 27 juin 1946.