Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Maison construite pour les chanoines.
12 septembre 1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 12 septembre 1791 (≈ 1791)
Saisie et vente après la Révolution.
vers 1905
Restauration de la porte
Restauration de la porte vers 1905 (≈ 1905)
Retour à l'arc brisé d'origine.
27 juin 1946
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 27 juin 1946 (≈ 1946)
Protection de la façade et toiture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade sur rue, la toiture et la salle du premier étage : inscription par arrêté du 27 juin 1946
Personnages clés
Saint Martin - Figure religieuse
Tombeau autour duquel s'est développée Châteauneuf.
Chanoines de Saint-Martin - Résidents historiques
Occupants jusqu'à la Révolution française.
Origine et histoire de la Maison canoniale de Saint-Martin
La maison canoniale de Saint-Martin est un hôtel particulier situé rue Rapin, dans le Vieux-Tours. Construite au XIIIe siècle, elle se trouve dans l'ancienne Châteauneuf, une cité formée autour du tombeau de saint Martin. Cet espace, protégé par une enceinte dès le Xe siècle, était réservé aux chanoines au sud de la collégiale abritant le tombeau. La maison servit de logement aux chanoines jusqu'à la Révolution française, date à laquelle elle fut saisie comme bien national et vendue le 12 septembre 1791.
L'architecture de la maison présente des éléments remarquables, notamment sur sa façade nord en tuffeau. On y trouve deux doubles fenêtres à arc trilobé, surmontées d'un arc de décharge en plein cintre, ainsi qu'une porte en arc brisé, restaurée dans sa disposition d'origine après avoir été remplacée par une porte rectangulaire vers 1905. La charpente et la toiture, refaites aux XVIIe ou XVIIIe siècles, témoignent de remaniements ultérieurs. La façade, le premier étage et la toiture sont inscrits aux monuments historiques depuis le 27 juin 1946.
Au XXIe siècle, la maison abrite des services modernes, dont le service informatique et des chercheurs du Centre d'études supérieures de la Renaissance. Son histoire et son architecture ont attiré l'attention des archéologues et historiens médiévistes dès le XIXe siècle, soulignant son importance patrimoniale dans la ville de Tours. Les éléments protégés incluent la façade sur rue, la toiture et la salle du premier étage, reflétant son héritage médiéval préservé.