Classement Monument Historique 28 août 1958 (≈ 1958)
Protection de la porte et fenêtre sculptées.
XXe siècle
Cloisonnement actuel
Cloisonnement actuel XXe siècle (≈ 2007)
Division des étages en deux pièces.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte, fenêtre qui la surmonte et leur décor sculpté de la cour intérieure (cad. E 179) : inscription par arrêté du 28 août 1958
Personnages clés
Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources
Commanditaires et artisans anonymes.
Origine et histoire
La maison de Vic-sur-Cère, édifiée dans la 2e moitié du XVe siècle, illustre l’architecture civile gothique tardive. Son élément le plus remarquable est la tour circulaire abritant un escalier à vis, accessible par une porte ornée surmontée d’une fenêtre. Ces deux ouvertures sont unies par un décor d’accolades, typique du style flamboyant. Les piedroits moulurés et le linteau sculpté – agrémenté de feuilles découpées – encadrent un tympan représentant une Vierge couronnée portant l’Enfant, le tout inscrit sous une accolade aigüe. Ce programme iconographique, bien que partiellement effacé (écu bûché), témoigne d’une commande soignée, probablement liée à un propriétaire aisé ou à une corporation locale.
À l’origine, la maison présentait son élévation principale au sud, donnant sur un jardin, avec un accès latéral attestée jusqu’en 1811. Au XIXe siècle (vers 1862), des modifications majeures transforment la façade sur rue en entrée principale, en réponse à l’urbanisation des espaces libres adjacents. Les aménagements intérieurs évoluent également : les lambris datent des XVIIIe–XIXe siècles, tandis que le cloisonnement actuel (XXe siècle) divise chaque étage en deux pièces, contre une seule à l’origine. Seuls la porte, la fenêtre et leur décor sculpté sont protégés au titre des Monuments Historiques depuis 1958, soulignant leur valeur artistique exceptionnelle.
L’édifice reflète les transformations urbaines de Vic-sur-Cère, bourg médiéval devenu un carrefour commercial en Basse-Auvergne. La présence d’une vierge couronnée – symbole marial fréquent dans les régions de pèlerinage – pourrait évoquer des liens avec les routes vers Conques ou Le Puy-en-Velay, bien qu’aucune source ne le confirme. Les modifications du XIXe siècle répondent à des besoins pratiques (logement, commerce), typiques de l’adaptation des maisons nobles ou bourgeoises à l’ère industrielle. Aujourd’hui, son adresse officielle (3 rue Pierre-de-Boissy) et sa localisation approximative (5 rue Pierre de Boissy) révèlent une persistance dans le tissu urbain, malgré une précision cartographique jugée médiocre (niveau 6/10).