Crédit photo : Marianne Casamance - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
84500 Bollène, Boulevard Victor Hugo
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
…
1900
2000
1224
Occupation par Raymond VII
Occupation par Raymond VII 1224 (≈ 1224)
Garnison durant un conflit
1270
Coseigneurie de Jeanne de Toulouse
Coseigneurie de Jeanne de Toulouse 1270 (≈ 1270)
Échange contre protection du prieuré
début XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale début XIIIe siècle (≈ 1304)
Tour de guet comtale transformée
XIVe siècle
Résidence des cardinaux
Résidence des cardinaux XIVe siècle (≈ 1450)
Lieu de séjour pendant la papauté
1947
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1947 (≈ 1947)
Première protection officielle
16 mars 2016
Classement définitif
Classement définitif 16 mars 2016 (≈ 2016)
Protection totale du bâtiment
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison en totalité (cad. BX 215):classement par arrêté du 16 mars 2016
Personnages clés
Raymond VII de Toulouse - Comte de Toulouse
Y installa une garnison en 1224
Jeanne de Toulouse - Fille de Raymond VII
Obtint la coseigneurie en 1270
Philippe d'Alençon - Cardinal avignonnais
Occupa les lieux en 1375
Origine et histoire de la Maison cardinale
La Maison cardinale, située à Bollène dans le Vaucluse, est un édifice roman dont la construction remonte au début du XIIIe siècle, bien que sa période principale d’activité soit associée au XIVe siècle. Elle se dresse au cœur de la cité médiévale, sur la pente nord-ouest de la colline du Puy, à proximité de la collégiale Saint-Martin. Initialement conçue comme une tour de guet pour les troupes du comte de Toulouse, elle fut occupée en 1224 par une garnison de Raymond VII durant son conflit avec le roi de France et le comte des Baux. En 1270, sa fille Jeanne de Toulouse obtint la coseigneurie de Bollène en échange de la protection du prieuré voisin.
Durant la période avignonnaise des papes, la maison abritait les cardinaux du Saint-Siège, notamment Philippe d'Alençon en 1375, qui dirigeaient le prieuré Saint-Martin adjacent. Le bâtiment, remanié à plusieurs époques (Moyen Âge, Renaissance, Époque moderne), fut inscrit aux monuments historiques en 1947, puis classé en 2016. Son plan primitif comprend deux salles superposées, avec des murs épais (jusqu’à 1,28 m) et un toit en lauzes. Le portail actuel, reconstitué après la vente de l’original en 1929, arbore un fronton sculpté.
Architecturalement, la Maison cardinale illustre les transitions entre les fonctions militaires et résidentielles. Ses fenêtres Renaissance, ajoutées ultérieurement, témoignent de son adaptation aux besoins des occupants successifs. Aujourd’hui propriété communale, elle est protégée en totalité, incluant ses éléments intérieurs et extérieurs. Son histoire reflète les enjeux politiques et religieux de la région, marquée par les conflits féodaux et l’influence de la papauté d’Avignon.