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Maison Cavaignac à Brive-la-Gaillarde en Corrèze

Patrimoine classé Maison classée MH

Maison Cavaignac à Brive-la-Gaillarde

  • 15 Rue du Docteur-Massénat
  • 19100 Brive-la-Gaillarde
Maison Cavaignac à Brive-la-Gaillarde
Maison Cavaignac à Brive-la-Gaillarde
Maison Cavaignac à Brive-la-Gaillarde
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Maison Cavaignac à Brive-la-Gaillarde
Maison Cavaignac à Brive-la-Gaillarde
Maison Cavaignac à Brive-la-Gaillarde
Crédit photo : Benjamin Smith - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
19100 Brive-la-Gaillarde, 15 Rue du Docteur-Massénat

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1243
Fondation du couvent
1587
Destruction du couvent
XVIIe siècle
Construction du logis actuel
1760
Fusion avec Bonnesaigne
1791
Expulsion des religieuses
1796
Achat par Cavaignac
1892
Ouverture du musée Rupin
1927
Classement monument historique
1989
Transfert du musée
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Musée Ernest Rupin : inscription par arrêté du 9 février 1927

Personnages clés

Vicomtes de Turenne - Fondateurs du couvent Créent le couvent en 1243.
Jean-Baptiste Cavaignac - Propriétaire post-révolutionnaire Acheteur du logis en 1796.
Ernest Rupin - Premier conservateur du musée Donne son nom au musée (1892-1909).

Origine et histoire de la Maison Cavaignac

La maison Cavaignac, située au 15 rue du Docteur-Massénat à Brive-la-Gaillarde (Corrèze, Nouvelle-Aquitaine), trouve ses origines dans un couvent de Clarisses fondé en 1243 par les vicomtes de Turenne. Installé initialement hors des murs de la ville, le couvent fut détruit en 1587 pendant les guerres de Religion. Les religieuses se réfugient alors à l’intérieur des remparts, occupant des bâtiments existants qu’elles modifient progressivement. Le bâtiment actuel, construit après les guerres de Religion sous Louis XIII, servait de logis à la mère supérieure.

Le couvent, ruiné par la faillite de Law en 1720, est fusionné en 1760 avec les bénédictines de Bonnesaigne. À la Révolution, les religieuses sont expulsées en 1791, et le site devient un bien national. Une partie des locaux est transformée en prison pour femmes, tandis que le logis de la supérieure est acheté en 1796 par Jean-Baptiste Cavaignac, lui donnant son nom actuel. La création de la rue Sainte-Claire (future rue Docteur-Massénat) en 1796 entraîne la destruction du cloître et de la chapelle.

Au XIXe siècle, le bâtiment abrite successivement le petit séminaire (1829-1850), puis devient le musée Ernest Rupin en 1892, dédié à l’histoire locale. En 1897, l’élargissement de la rue détruit l’ancien parloir, modifiant la distribution des ouvertures. Le portail de la chapelle des Franciscains (XIIIe siècle), sauvé de la destruction de leur couvent en 1930, est remonté contre le pignon du jardin. Classé monument historique en 1927, le bâtiment abrite aujourd’hui les archives municipales après le transfert du musée en 1989.

Architecturalement, la maison Cavaignac se distingue par ses deux corps de bâtiment en équerre, reliés par une tour d’escalier ronde coiffée d’un toit conique. Les façades en grès local (brasier) présentent des lucarnes à frontons cintrés typiques du XVIIe siècle briviste. Le rez-de-chaussée, percé de trois arcades, donnait accès au cloître. Les transformations des XIXe et XXe siècles (destruction de l’escalier du XVIIe siècle en 1983, modification des baies) ont altéré certains éléments originels, mais le portail franciscain et les baies à remplages du XIIIe siècle subsistent comme témoignages des phases médiévales du site.

Le site illustre les réutilisations successives d’un patrimoine religieux : couvent, prison révolutionnaire, établissement scolaire, musée, puis archives. Son histoire reflète les bouleversements politiques (Révolution, lois sur les biens nationaux), économiques (faillite de Law) et urbains (percements de rues) qui ont marqué Brive-la-Gaillarde du Moyen Âge à l’époque contemporaine.

Liens externes

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