Construction de la ferme originale XVIIe siècle (≈ 1750)
Mur d'enceinte et verger conservés.
3e quart du XIXe siècle
Construction de la maison de maître
Construction de la maison de maître 3e quart du XIXe siècle (≈ 1962)
Remplacement de la ferme initiale.
10 septembre 1990
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 10 septembre 1990 (≈ 1990)
Protection de la maison et du verger.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison, avec son mur de clôture, son jardin et son chemin en cailloutis, ainsi que le verger avec son mur de clôture et son portail (cad. D 196, 197, 199) : inscription par arrêté du 10 septembre 1990
Personnages clés
Information non disponible - Propriétaires bourgeois non identifiés
Famille à l'origine des transformations.
Origine et histoire
La maison Cazes est une construction emblématique de l’habitat rural des plateaux sud-ouest du Velay, située à Cayres, en Haute-Loire. Le site conserve des vestiges du XVIIe siècle, notamment un mur d’enceinte et un enclos transformé en verger, témoignages de la ferme d’origine. Ces éléments, d’inspiration médiévale, contrastent avec la maison de maître édifiée au 3e quart du XIXe siècle, reflétant l’ascension sociale de ses propriétaires bourgeois. La nouvelle demeure, de plan allongé, se distingue par sa façade à quatre niveaux, chacun souligné par des corniches aux profils variés, et un portail en arc brisé donnant accès au verger clos, une rareté régionale.
La transformation du site au XIXe siècle marque un tournant architectural et social. La démolition de la ferme initiale au profit d’une résidence plus prestigieuse illustre l’évolution des modes de vie et des statuts dans le Velay rural. Le verger enclos, élément le plus original de la propriété, évoque les jardins médiévaux tout en s’intégrant dans un ensemble paysager bourgeoise. Ce mélange des époques et des styles confère à la maison Cazes une singularité patrimoniale, reconnue par son inscription aux monuments historiques en 1990.
L’inscription au titre des monuments historiques, effective par arrêté du 10 septembre 1990, couvre non seulement la maison et son mur de clôture, mais aussi le jardin, le chemin en cailloutis et le verger avec son portail. Ces protections soulignent la valeur architecturale et historique du site, représentatif à la fois de l’héritage rural du XVIIe siècle et des aspirations bourgeoises du XIXe siècle. La localisation précise, au village de Chacornac, et son adresse cadastrale (parcelles D 196, 197, 199) ancrent ce monument dans le paysage culturel de la Haute-Loire.