Frise chronologique
4e quart XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
4e quart XVIIe siècle (≈ 1787)
Période présumée de la construction.
XVIIIe siècle
Modifications architecturales
Modifications architecturales
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout d’un pavillon est.
7 novembre 1973
Classement MH
Classement MH
7 novembre 1973 (≈ 1973)
Inscription façade, toiture et cheminées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade principale et toiture correspondante ; les trois cheminées des pièces du premier étage de la partie droite de l'édifice ; la cheminée et les boiseries de la cuisine de la partie gauche de l'édifice (cad. A 229, 230) : inscription par arrêté du 7 novembre 1973
Personnages clés
| Sieur Ballet (1637) - Collecteur d’impôts |
Premier membre connu lié. |
| Charles Ballet (1724) - Collecteur d’impôts |
Propriétaire au XVIIIe siècle. |
| Josué Ballet (1713) - Marchand |
Habitant de la maison. |
| Jacques Ballet (1736–1777) - Bourgeois |
Dernier Ballet mentionné. |
Origine et histoire
La maison dite de Chez Ballet est une demeure bourgeoise située à Lignières-Sonneville (Charente), construite à la fin du XVIIe siècle. Bien que non seigneuriale, elle incarne l’ascension sociale des familles aisées locales, comme les Ballet, collecteurs d’impôts et marchands entre 1637 et 1777. Son architecture, marquée par un avant-corps central surmonté d’un fronton triangulaire (dont l’écusson a été effacé), reflète les codes esthétiques de l’époque, avec des modifications ultérieures au XVIIIe siècle.
Le logis se distingue par sa façade sud linéaire, rythmée par un pavillon central et un second ajouté plus tard sur l’aile est. À l’intérieur, la cuisine conserve une cheminée à festons encadrée de boiseries peintes, tandis que les étages abritent des cheminées protégées. La propriété, initialement unifiée, fut divisée en deux parties à une date indéterminée. Classée monument historique en 1973, elle illustre le patrimoine civil rural de la Charente, mêlant fonction résidentielle et prestige social.
Les sources mentionnent peu son évolution architecturale, mais soulignent son rôle de résidence pour des bourgeois locaux, comme Jacques Ballet (1736–1777). Le lieu-dit Chez Ballet perpétue le nom de cette famille, tandis que les éléments protégés (façade, toiture, cheminées) témoignent de son importance patrimoniale. La maison s’inscrit dans un paysage de logis charentais, entre manoirs seigneuriaux et habitations bourgeoises, caractéristiques de la région.