Construction par Philibert Guérin 1463 (≈ 1463)
Maison édifiée sur terrain cédé par Saint-Ursin.
3e quart XVe siècle
Période de construction initiale
Période de construction initiale 3e quart XVe siècle (≈ 1562)
Style gothique tardif et techniques médiévales.
6 mars 1950
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 6 mars 1950 (≈ 1950)
Protection des façades et toitures par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures (cad. HY 144) : inscription par arrêté du 6 mars 1950
Personnages clés
Philibert Guérin - Barbier et premier propriétaire
Constructeur de la maison en 1463.
Chapitre de Saint-Ursin - Propriétaire foncier initial
Céda le terrain à charge de construire.
Origine et histoire
La maison de Bourges, construite au 3e quart du XVe siècle, est un témoignage de l’architecture civile médiévale tardive. Elle fut édifiée en 1463 par Philibert Guérin, barbier, sur un terrain cédé par le chapitre de Saint-Ursin à condition de construire une maison de trois étages. Aujourd’hui, seuls deux niveaux subsistent : un rez-de-chaussée transformé en boutique moderne et un premier étage dont la façade, partiellement recouverte d’enduit, conserve des traces de sa structure d’origine.
Le poteau cornier, orné d’une niche gothique à dais ajouré et soutenu par trois têtes sculptées, est l’élément le plus remarquable de la maison. Ce détail architectural, d’une grande finesse, illustre l’influence persistante du style gothique dans les constructions bourgeoises de l’époque. La façade sur la rue des Juifs présente quant à elle un étage en encorbellement, reposant sur une poutre moulurée, tandis que des poteaux en bois à chapiteaux délimitent des compartiments décorés de croix de Saint-André.
Classée Monument Historique depuis 1950 pour ses façades et toitures, cette maison reflète les pratiques urbaines de Bourges à la fin du Moyen Âge. Son histoire est liée à l’artisanat local, comme en témoigne son premier propriétaire, Philibert Guérin, barbier, dont la profession était essentielle dans la vie quotidienne et sociale de la ville. Les transformations ultérieures, notamment la modernisation de la devanture commerciale, soulignent l’adaptation continue des bâtiments historiques aux besoins changeants des habitants.
La localisation de la maison, à l’angle des rues Bourbonnoux et des Juifs, suggère son intégration dans un quartier probablement animé, où cohabitaient activités artisanales et habitat. Bien que modifiée au fil des siècles, la structure conserve des indices précieux sur les techniques de construction en pan de bois et la vie urbaine à Bourges avant la Renaissance. Son état actuel, avec des parties masquées par des enduits, invite à une lecture attentive pour en percevoir les richesses cachées.
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