Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture (sur rue) : classement par arrêté du 30 avril 1928 Maison (à l'exclusion des parties classées) , y compris : puits, pièces suivantes avec décor : rez-de-chaussée, bibliothèque avec ses boiseries, salle des gardes avec sa cheminée, cage d'escalier avec la cheminée sculptée par Peuch ; premier étage, chambre de Madame Douhet, salle des Consuls, cabinet aux tableaux (cad. AR 58) : inscription par arrêté du 21 août 1992 - Ensemble des façades et toitures, à l'exclusion de celles déjà classées (cad. AR 58) : classement par arrêté du 29 janvier 1996
Personnages clés
POYETAL - Architecte
Mentionné sur une inscription.
Alfred Douhet - Collectionneur et mécène
Acheteur et donateur du bâtiment.
Peuch - Sculpteur
Auteur d'une cheminée sculptée.
Origine et histoire de la Maison consulaire
La maison consulaire de Saint-Flour trouve ses origines dans l’histoire institutionnelle de la ville. Établis dès 1249, les consuls de Saint-Flour occupèrent initialement des locaux proches de la cathédrale. Entre 1430 et 1439, ils acquirent et regroupèrent plusieurs maisons pour créer un hôtel de ville unifié. Une inscription conservée sur le bâtiment mentionne l’architecte POYETAL, témoin de cette période de construction. L’édifice, organisé en trois bâtiments disposés en U autour d’une cour intérieure, arbore un décor sculpté sobre inspiré de la Renaissance, reflétant une transition stylistique entre Moyen Âge et époque moderne.
À la Révolution française, la maison consulaire fut cédée à des particuliers, perdant ainsi sa fonction publique initiale. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, elle fut acquise par Alfred Douhet, un collectionneur passionné. À sa mort, il légua le bâtiment à la Caisse d’épargne, qui y installa en 1968 le musée Alfred-Douhet, perpétuant ainsi son héritage culturel. L’édifice conserve des éléments remarquables comme des boiseries, des cheminées sculptées (dont une attribuée à Peuch), et une salle des Consuls, témoignages de son passé prestigieux.
La protection du monument s’est échelonnée au XXe siècle : la façade et la toiture sur rue furent classées en 1928, suivies par l’ensemble des façades et toitures en 1996 (à l’exclusion des parties déjà classées). En 1992, la maison dans son intégralité — hors parties classées — fut inscrite aux monuments historiques, préservant ainsi son architecture et son décor. Aujourd’hui, ce site allie histoire consulaire, patrimoine architectural et vocation muséale, incarnant près de huit siècles d’histoire locale.