92100 Boulogne-Billancourt, 6 Rue Denfert-Rochereau
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1926
Construction de la maison
Construction de la maison 1926 (≈ 1926)
Hôtel particulier bâti par Mallet-Stevens pour les Collinet.
28 décembre 1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 28 décembre 1984 (≈ 1984)
Inscription des façades et couvertures à l’inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et couvertures (cad. S 7) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
Robert Mallet-Stevens - Architecte
Concepteur de la maison Collinet en 1926.
Monsieur et Madame Collinet - Commanditaires
Propriétaires initiaux de la villa moderne.
Origine et histoire de la Maison Cook
La maison Collinet, souvent associée à la maison Cook, est un hôtel particulier construit en 1926 par l’architecte Robert Mallet-Stevens pour Monsieur et Madame Collinet. Située à Boulogne-Billancourt, cette villa en béton armé marque le début d’un ensemble architectural moderne dans la rue Denfert-Rochereau, aux côtés des réalisations de Le Corbusier et Raymond Fischer. Les trois maisons, alignées par leurs toits-terrasses, forment un ensemble homogène, bien que des modifications ultérieures (comme l’ajout d’un balcon) aient altéré l’aspect initial de la maison Collinet.
La maison Collinet se distingue par son auvent à porte-à-faux, abritant une terrasse, et son style avant-gardiste pour l’époque. Classée Monument Historique en 1984 pour ses façades et couvertures, elle illustre l’innovation architecturale des années 1920, mêlant fonctionnalité et esthétique moderne. Aujourd’hui, son état s’est dégradé, reflétant les défis de la préservation du patrimoine du XXe siècle, tout en restant un témoignage clé de l’architecture résidentielle d’avant-garde en Île-de-France.
Le contexte urbain de Boulogne-Billancourt dans l’entre-deux-guerres était marqué par une bourgeoisie aisée, attirée par les innovations architecturales et un cadre de vie moderne. Les villas de la rue Denfert-Rochereau, dont celle de Mallet-Stevens, symbolisaient ce dynamisme, avec des commanditaires issus de milieux aisés souhaitant des résidences à la fois élégantes et fonctionnelles. Ces réalisations s’inscrivaient dans un mouvement plus large de renouvellement de l’habitat, influencé par les principes du modernisme et de la rationalisation des espaces.