Acquisition du terrain 1771 (≈ 1771)
Robert Coquille achète le terrain à Basse-Terre.
avant 1788
Construction initiale
Construction initiale avant 1788 (≈ 1788)
Trois bâtiments édifiés avant cette date.
1794
Surélevation du corps principal
Surélevation du corps principal 1794 (≈ 1794)
Ajout de combles en bois avec chambres.
1873
Modifications majeures
Modifications majeures 1873 (≈ 1873)
Étage en bois ajouté, toitures en zinc.
1987
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1987 (≈ 1987)
Première protection officielle du bâtiment.
13 septembre 1990
Classement monument historique
Classement monument historique 13 septembre 1990 (≈ 1990)
Protection définitive de l’édifice et de ses abords.
2002 et 2005-2006
Campagnes de restauration
Campagnes de restauration 2002 et 2005-2006 (≈ 2004)
Travaux sur le salon et la maison principale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Entrée, bâtiment principal, cours pavées, escalier, fontaine et jardin (cad. AM 435) : classement par arrêté du 13 septembre 1990
Personnages clés
Robert Germain Coquille - Procureur général
Acquiert le terrain en 1771, commanditaire initial.
Origine et histoire
La maison Coquille, aussi appelée maison Turlet, est un immeuble emblématique situé au 4 rue du Nègre-Sans-Peur (aujourd’hui 4 rue Léonard) à Basse-Terre, en Guadeloupe. Construite à la fin du XVIIIe siècle, elle figure parmi les plus anciens édifices conservés de la ville et de l’archipel. Son architecture reflète les influences coloniales, avec des éléments typiques des Antilles françaises comme les galeries ouvertes et les toitures en essentes, remplacées plus tard par du zinc. Le bâtiment a été inscrit aux monuments historiques en 1987, puis classé en 1990, avant de bénéficier de restaurations en 2002 et 2005-2006.
La propriété a été édifiée sur un terrain acquis en 1771 par Robert Germain Coquille, procureur général du Conseil souverain de la Guadeloupe. En 1788, elle se composait de trois bâtiments : un corps principal en maçonnerie (salle, cabinet, corridor et galetas), un second corps en bois (galerie et salon), et un troisième en maçonnerie abritant cuisine et garde-robes. En 1794, le corps principal fut surélevé de combles en bois, ajoutant trois chambres. Les annexes incluaient des appentis servant de logements pour les esclaves domestiques ou de magasins, illustrant le contexte social de l’époque.
L’architecture de la maison Coquille mêle techniques locales et influences extérieures. Les galeries ouvertes, rares à Basse-Terre, procurent ombre et ventilation, une adaptation au climat tropical inspirée des colonies espagnoles voisines. L’escalier en pierre, orné de balustres en terre cuite, est un élément remarquable, la plupart des escaliers antillais étant alors en bois. Les modifications ultérieures, comme l’ajout d’un étage en bois en 1873, reflètent l’évolution des besoins et des techniques, tout en conservant la structure d’origine.
Le jardin, aménagé en terrasses avec bassins et rigoles, témoigne de l’ingéniosité hydraulique de l’époque, utilisant l’eau de la ville pour l’irrigation. Bien que la propriété ait été morcelée, les trois bâtiments principaux subsistent, offrant un aperçu de la vie urbaine coloniale. Les restaurations récentes ont permis de préserver ce patrimoine, tout en révélant des détails comme les carreaux de Provence au rez-de-chaussée ou les jarres anciennes sous l’escalier.
La maison Coquille incarne ainsi l’histoire architecturale et sociale de la Guadeloupe, depuis sa construction par une figure juridique majeure de la colonie jusqu’à sa reconnaissance comme monument historique. Son classement en 1990 et les campagnes de restauration soulignent son importance dans le patrimoine antillais, entre héritage créole et adaptations successives.
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