Frise chronologique
début XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
début XVIe siècle (≈ 1604)
Demeure originelle de la famille Berbis.
XVIIIe siècle
Rénovation de la façade
Rénovation de la façade
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Nouveau porche et appuis en fer forgé.
29 décembre 1927
Protection monument historique
Protection monument historique
29 décembre 1927 (≈ 1927)
Inscription de la façade et toiture.
2e quart du XIXe siècle
Donation à l’hospice
Donation à l’hospice
2e quart du XIXe siècle (≈ 1937)
Acquisition par la Charité via la famille Fouquerand.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture y compris les balcons en fer forgé : inscription par arrêté du 29 décembre 1927
Personnages clés
| Famille Berbis de Corcelles - Propriétaires initiaux |
Possédait la maison sous l’Ancien Régime. |
| Membre non nommé de la famille Berbis - Chanoine |
Affilié à la collégiale Notre-Dame de Beaune. |
| Famille Fouquerand - Donateurs |
A cédé la maison à l’hospice. |
Origine et histoire
La maison située 24 rue de Lorraine à Beaune, datée du XVIIIe siècle, se distingue par une façade exceptionnelle où les baies occupent plus d’espace que la maçonnerie. Ce parti-pris novateur dans son contexte local s’inspire pourtant d’un vocabulaire médiéval tardif, notamment l’arc en accolade. Trois autres édifices beaunois (hôtel Pétral, maison voisine et 32 place Monge) partagent cette même organisation de façade, bien que moins ambitieuse. La dissymétrie de la composition pourrait résulter d’une erreur de conception ou de la fusion de deux maisons.
À l’origine, cette vaste demeure du début du XVIe siècle appartenait à la famille Berbis de Corcelles, dont un membre était chanoine de la collégiale Notre-Dame de Beaune. Rénovée au XVIIIe siècle, la façade a conservé son ordonnance primitive : les fenêtres n’ont pas été retaillées, seuls les meneaux centraux ont disparu. Les galeries latérales de la cour, ajoutées au XIXe siècle, n’ont aucune fonction distributive mais reflètent une adaptation tardive de l’espace pour un usage résidentiel continu.
Devenue propriété de l’hospice de la Charité au 2e quart du XIXe siècle grâce à une donation en deux temps de la famille Fouquerand, la maison abrite aujourd’hui un centre de guidance infantile en fond de cour. L’ensemble, protégé depuis 1927 pour sa façade et ses balcons en fer forgé, possède une seconde entrée sur la rue Jean Belin. Les pièces intérieures conservent encore leur surface d’origine, témoignant de l’ampleur initiale de la demeure.