Frise chronologique
1542
Construction de la galerie
Construction de la galerie
1542 (≈ 1542)
Galerie à trois niveaux avec cartouche daté.
1860
Refaçon de la façade rue
Refaçon de la façade rue
1860 (≈ 1860)
Modification complète côté rue.
23 octobre 1972
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
23 octobre 1972 (≈ 1972)
Protection des façades, galeries et puits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
façades nord et est sur la cour intérieure et toitures correspondantes ; puits ; galeries (cad. AB 373) : inscription par arrêté du 23 octobre 1972
Origine et histoire
La maison située à Beaune, datée des XVe et XVIe siècles, est un exemple remarquable d’architecture civile de la Renaissance. Son élément le plus emblématique est une galerie ouverte à trois niveaux, construite en 1542. Le rez-de-chaussée et le premier étage, en pierre, sont voûtés d’ogives, tandis que le dernier niveau, soutenu par des colonnes ioniques, présente une couverture à solives apparentes. Des bustes en haut-relief, similaires à ceux de l’hôtel du No9 place Monge, ornent cet ensemble, soulignant son caractère prestigieux.
La galerie, datée par un cartouche sculpté sur l’un de ses piliers, servait de liaison entre deux corps de logis, dont l’un a aujourd’hui disparu. Seule subsiste une tourelle d’escalier, abritant un escalier rampe-sur-rampe probablement postérieur à 1542. La façade côté rue, entièrement refaite en 1860, contraste avec le corps de logis d’origine, où quelques baies du XVe ou XVIe siècle sont encore visibles côté cour. L’ensemble possède deux accès distincts : une entrée principale sur la rue Maufoux, à vocation représentative, et une entrée secondaire sur la rue Louis Very, réservée aux services.
Les façades nord et est, la cour intérieure, les toitures correspondantes, le puits et les galeries ont été protégés par une inscription aux Monuments Historiques le 23 octobre 1972. Ce monument illustre l’évolution architecturale entre Moyen Âge et Renaissance, ainsi que l’importance des galeries comme espaces de prestige dans les demeures bourgeoises de l’époque.