Construction de l'église Saint-Laurent XIIe siècle (≈ 1250)
Cœur du bourg médiéval de Tréméreuc.
1824
Création de la route nationale 166
Création de la route nationale 166 1824 (≈ 1824)
Développement urbain accéléré autour des axes.
1864
Construction de la maison style ingénieur
Construction de la maison style ingénieur 1864 (≈ 1864)
Œuvre de Jean-Marie Lemoine, capitaine de marine.
4 décembre 1961
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 4 décembre 1961 (≈ 1961)
Protection des façades et toitures de la maison.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. B 845 à 847, 900, 901) : classement par arrêté du 4 décembre 1961
Personnages clés
Jean-Marie Lemoine - Capitaine de marine et constructeur
A bâti la maison 11 rue de Bel Air.
Origine et histoire
La maison située à Dinan, datée des XIIe et XIIIe siècles, s’inscrit dans un ensemble architectural ancien du bourg de Tréméreuc, organisé autour de l’église paroissiale Saint-Laurent, édifiée dès le XIIe siècle. Les premières constructions, en moellons de granite et de granulite, forment des alignements caractéristiques le long des rues comme la rue de l’Église ou la place de la Butte. Ces habitations, souvent des logis ou d’anciens manoirs comme celui de la Herviais, reflètent une occupation médiévale dense, confirmée par les cadastres napoléoniens.
Le bourg s’est développé progressivement autour de l’église, avec une majorité de maisons datant des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. L’urbanisation s’est accélérée au XIXe siècle grâce à la route nationale 166 (1824) et à une halte ferroviaire, attirant une population majoritairement composée de marins. Ce contexte a influencé l’architecture locale, avec des logis de style « ingénieur » (symétrie, toitures à croupes) comme celui construit en 1864 par Jean-Marie Lemoine, capitaine de marine, au 11 rue de Bel Air.
Au XXe siècle, l’industrialisation et les mouvements architecturaux ont introduit de nouveaux styles, comme le néo-breton dans les années 1950, notamment près des axes routiers et ferroviaires. Malgré ces évolutions, le bourg a conservé une partie de son authenticité, avec un tissu urbain médiéval partiellement préservé. Cependant, l’urbanisation récente a altéré ce patrimoine, avec l’ajout de lotissements et de maisons individuelles entre le centre historique et les périphéries.
La maison de Dinan, classée Monument Historique en 1961 pour ses façades et toitures, illustre cette stratification historique. Son alignement avec d’autres édifices anciens, comme ceux de la rue de l’Apport ou de l’Horloge, témoigne de l’organisation médiévale du bourg, centrée sur l’église et les activités artisanales (forges, dépendances). La cheminée intérieure du XVIIe siècle, visible dans certains logis, rappelle les transformations ultérieures de ces bâtiments.
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