Construction initiale 1470-1480 (≈ 1475)
Période probable de construction de la maison à pans de bois.
1610
Ajout de la cheminée
Ajout de la cheminée 1610 (≈ 1610)
Cheminée armoriée de style Renaissance ajoutée.
1964
Classement historique
Classement historique 1964 (≈ 1964)
Façade et toiture inscrites aux Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. A 239) : inscription par arrêté du 10 mars 1964
Personnages clés
Joseph Offret
Propriétaire de la maison au XIXe siècle
Le Goaster, la veuve
Propriétaire d'une partie de la maison au XIXe siècle
Origine et histoire
Maison à pans de bois à avant-soliers soutenus, dont les étages avancent au-dessus de la rue, à égout sur rue. Trois fenêtres rapprochées éclairent les deux étages au centre de la façade; le rez‑de‑chaussée s'ouvre sur une porte et une autre baie munie d'une large fenêtre. La maison, située au 12 rue Colvestre, a vraisemblablement été construite dans le dernier quart du XVe siècle ou au début du XVIe siècle (1470-1480 ou 1520). Le pan de bois, les ouvertures et la distribution intérieure s'inspirent des maisons à pan de bois de Guingamp. Une cheminée armoriée, ornée d'un décor de style Renaissance, est datable du début du XVIIe siècle (vers 1610), par comparaison avec la maison d'armateur au 7 place du Général de Gaulle et l'une des cheminées du 18 rue Saint-André. Selon les états de section du cadastre de 1835, la parcelle n°239, désignée "maison, bâtiment et cour", appartient alors à Joseph Offret de Tréguier; la parcelle n°240 est désignée "maison, bâtiment et cour" au nom de "Le Goaster, la veuve", domiciliée à Tréguier, qui possède également le jardin correspondant à la parcelle n°243. Malgré la perte du remplissage en torchis d'origine, l'état de conservation et l'authenticité de l'édifice en font un témoin précieux de la maison urbaine dans le Trégor à la fin du Moyen Âge. Certaines pièces de bois ont toutefois été remplacées par greffes lors d'une restauration au XXe siècle; en 1966, la façade était enduite. La façade et la toiture sont inscrites au titre des Monuments historiques par arrêté du 10 mars 1964.