Maison à Tréguier en Côtes-d'Armor

Maison

  • 22220 Tréguier
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Crédit photo : GO69 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1470-1480
Construction initiale
1610
Ajout de la cheminée
1964
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. A 239) : inscription par arrêté du 10 mars 1964

Personnages clés

Joseph Offret Propriétaire de la maison au XIXe siècle
Le Goaster, la veuve Propriétaire d'une partie de la maison au XIXe siècle

Origine et histoire

Maison à pans de bois à avant-soliers soutenus, dont les étages avancent au-dessus de la rue, à égout sur rue. Trois fenêtres rapprochées éclairent les deux étages au centre de la façade; le rez‑de‑chaussée s'ouvre sur une porte et une autre baie munie d'une large fenêtre. La maison, située au 12 rue Colvestre, a vraisemblablement été construite dans le dernier quart du XVe siècle ou au début du XVIe siècle (1470-1480 ou 1520). Le pan de bois, les ouvertures et la distribution intérieure s'inspirent des maisons à pan de bois de Guingamp. Une cheminée armoriée, ornée d'un décor de style Renaissance, est datable du début du XVIIe siècle (vers 1610), par comparaison avec la maison d'armateur au 7 place du Général de Gaulle et l'une des cheminées du 18 rue Saint-André. Selon les états de section du cadastre de 1835, la parcelle n°239, désignée "maison, bâtiment et cour", appartient alors à Joseph Offret de Tréguier; la parcelle n°240 est désignée "maison, bâtiment et cour" au nom de "Le Goaster, la veuve", domiciliée à Tréguier, qui possède également le jardin correspondant à la parcelle n°243. Malgré la perte du remplissage en torchis d'origine, l'état de conservation et l'authenticité de l'édifice en font un témoin précieux de la maison urbaine dans le Trégor à la fin du Moyen Âge. Certaines pièces de bois ont toutefois été remplacées par greffes lors d'une restauration au XXe siècle; en 1966, la façade était enduite. La façade et la toiture sont inscrites au titre des Monuments historiques par arrêté du 10 mars 1964.

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