Construction du premier corps Début XIIIe siècle (≈ 1304)
Bâtiment sur rue Montorcier, style clunisien.
Fin XVe - Début XVIe siècle
Extension et tourelle
Extension et tourelle Fin XVe - Début XVIe siècle (≈ 1625)
Second corps et escalier à vis ajoutés.
Milieu XIXe - 1924
Démolition partielle
Démolition partielle Milieu XIXe - 1924 (≈ 1865)
Disparition du corps sur Montorcier, sauf façade.
4 juin 1924
Classement monument historique
Classement monument historique 4 juin 1924 (≈ 1924)
Protection de la façade et de l’escalier.
1972
Sauvegarde d'une frise peinte
Sauvegarde d'une frise peinte 1972 (≈ 1972)
Dépôt et marouflage d’un fragment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue et escalier de la cour intérieure : classement par arrêté du 4 juin 1924
Personnages clés
Famille Mazuer - Propriétaire présumé
Armes (aigle noir) sur le relief.
Famille Souchon - Propriétaire présumé
Armes (trois écots) sur le relief.
Origine et histoire de la Maison d'Adam et Ève
La maison d'Adam et Ève, située à Clermont-Ferrand au pied de l’église Notre-Dame-de-Prospérité, est un bâtiment d'habitation médiéval classé monument historique. Elle se composait à l'origine de deux corps de bâtiment séparés par une cour, reliés par une tourelle d’escalier avec galeries. Le premier corps, datant du début du XIIIe siècle, donnait sur la rue Montorcier, tandis que le second, construit au début du XVIe siècle, s’ouvrait sur la rue Sainte-Marie. Aujourd’hui, seule la façade du XIIIe siècle subsiste, partiellement démolie entre le milieu du XIXe siècle et 1924.
La tourelle d’escalier, édifiée à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, abrite un haut-relief remarquable représentant la scène biblique de la Chute. Adam et Ève, vêtus de feuilles de vigne, désignent un serpent à tête humaine enroulé autour d’un pommier. Ce relief, sculpté dans la pierre de Volvic, est orné des armes des familles Mazuer (aigle noir sur fond d’or) et Souchon (trois écots d’or sur fond d’azur), suggérant un lien avec des propriétaires lyonnais et montferrandais.
L’intérieur du bâtiment a presque entièrement disparu, à l’exception de fragments comme des corbeaux en pierre, des traces de frises peintes, et une fenêtre à croisées. Les caves voûtées, les galeries à arcs surbaissés, et l’escalier à vis témoignent de l’architecture médiévale. Initialement une maison clunisienne typique du XIIe siècle, avec un rez-de-chaussée dédié aux activités économiques et des étages réservés à l’habitation, elle fut partagée en copropriété jusqu’au XIXe siècle. Aujourd’hui, elle abrite un cabinet d’architecture.
Classée monument historique en 1924, la maison illustre l’évolution architecturale entre le Moyen Âge et la Renaissance. Son état actuel résulte de démolitions partielles et de transformations, notamment la suppression des tympans des arcs au XVe siècle pour y installer des baies à meneaux. Les analyses récentes écartent l’hypothèse d’une origine publique ou canoniale, confirmant son usage résidentiel et commercial dès l’origine.