Frise chronologique
1935
Achat par André Derain
Achat par André Derain
1935 (≈ 1935)
Acquisition de *La Roseraie* par le peintre.
1936
Installation du couple Derain
Installation du couple Derain
1936 (≈ 1936)
Aménagement de l’atelier au rez-de-chaussée.
8 septembre 1954
Décès d’André Derain
Décès d’André Derain
8 septembre 1954 (≈ 1954)
Fin de sa vie dans la maison.
1975
Décès d’Alice Derain
Décès d’Alice Derain
1975 (≈ 1975)
Veuvage et conservation de la demeure.
1986
Inscription monument historique
Inscription monument historique
1986 (≈ 1986)
Protection officielle de la maison.
1988
Restauration par Albert Badault
Restauration par Albert Badault
1988 (≈ 1988)
Ouverture au public après travaux.
17 octobre 2014
Acquisition par Chambourcy
Acquisition par Chambourcy
17 octobre 2014 (≈ 2014)
Projet de reconstitution historique.
12 octobre 2019
Réouverture après restauration
Réouverture après restauration
12 octobre 2019 (≈ 2019)
Retour à l’aspect des années 1935–1954.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison en totalité (cad. B 1497) : inscription par arrêté du 22 avril 1986
Personnages clés
| André Derain - Peintre fauve |
Propriétaire et occupant (1935–1954). |
| Alice Derain - Épouse d’André Derain |
Conserva la maison jusqu’en 1975. |
| Geneviève Taillade - Petite-nièce d’André Derain |
Conservatrice de l’atelier et mécène. |
| Albert Badault - Chirurgien et restaurateur |
Acheteur et rénovateur en 1988. |
| Bigot de Sainte-Croix - Ancien ministre de Louis XVI |
Propriétaire historique de la maison. |
| Famille Bassan - Marchands d’estampes |
Ancien propriétaire avant Derain. |
Origine et histoire
La Maison d’André Derain, située au 64 Grande Rue à Chambourcy (Yvelines), est une propriété datant de la seconde moitié du XVIIe siècle, remaniée aux XVIIIe et XIXe siècles. Elle a successivement appartenu à des familles influentes, dont les Bigot de Sainte-Croix (dernier ministre des Affaires étrangères de Louis XVI) et les Bassan (marchands d’estampes), avant d’être acquise en 1935 par le peintre André Derain, figure majeure du fauvisme avec Matisse et Vlaminck. Le couple Derain s’y installe en 1936 après des aménagements pour créer un atelier, et y vit jusqu’à la mort d’André en 1954, suivi de celle de son épouse Alice en 1975.
La demeure, remplie d’une vaste collection d’ouvrages par Derain, devient un lieu de rencontre pour des artistes comme Georges Braque, Balthus ou Jean Renoir. En 1988, le chirurgien Albert Badault la restaure et l’ouvre au public. Rachatée par la commune de Chambourcy en 2014, elle est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1986. Après des travaux de restauration (2018–2019), la maison rouvre en 2019 pour reconstituer son cadre d’origine et accueillir des expositions, visites guidées et événements culturels, en partenariat avec l’association Les Amis d’André Derain.
La programmation culturelle inclut des expositions temporaires (peintures, estampes, photographies) et des animations comme des escape games ou des conférences. La maison participe aux Journées européennes du patrimoine et collabore avec des institutions comme le Musée d’Art Moderne de Paris. Son atelier, conservé par Geneviève Taillade (petite-nièce de Derain), reste un témoignage intact de la vie et de l’œuvre du peintre, célébrée notamment lors du 70e anniversaire de sa disparition en 2024.
Le site est géré par l’Office de Tourisme Intercommunal Saint-Germain Boucles de Seine, qui organise des visites thématiques. La maison, avec son parc, illustre à la fois l’héritage artistique de Derain et l’histoire architecturale des Yvelines, tout en servant de pôle culturel dynamique pour la région Île-de-France. Les expositions récentes ont mis en valeur des collections privées (affiches, dessins) et des hommages à des artistes contemporains, perpétuant le dialogue entre passé et création actuelle.