Maison de Chateaubriand à Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine

Musée Label Maison des illustres Musée des écrivains célèbres

Maison de Chateaubriand à Châtenay-Malabry

  • 87 Rue de Chateaubriand
  • 92290 Châtenay-Malabry
Maison de Chateaubriand à Châtenay-Malabry vue du jardin
Maison de Chateaubriand à Châtenay-Malabry
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Crédit photo : Triboulet = Piero d'Houin - Sous licence Creative Commons
Propriété du département

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1783
Construction maison Aclocque
1792
Construction tour Velléda
1807
Acquisition par Chateaubriand
1817
Vente du domaine
1914
Acquisition par Le Savoureux
1967
Acquisition par le département
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Parties non classées du bâtiment central de la maison de Châteaubriand ; aile du duc de Montmorency avec sa tourelle : inscription par arrêté du 31 janvier 1964 ; Façades et toitures ainsi que l'escalier intérieur avec sa rampe de la maison de Chateaubriand (bâtiment central) ; tour de Velléda ; parc (cad. G 2) : classement par arrêté du 24 janvier 1978

Personnages clés

François-René de Chateaubriand Écrivain qui a acquis et aménagé le domaine, y a séjourné et écrit plusieurs œuvres.
André-Arnoult Acloque Brasseur qui a fait construire la maison centrale du domaine en 1783.
Juliette Récamier Personnalité qui a séjourné au domaine après son acquisition par le duc de Montmorency-Laval.
Henri Le Savoureux Médecin qui a acquis la propriété en 1914 et y a installé une maison de repos.
Jacques Rigaut Écrivain qui s'est suicidé dans le domaine en 1929.
Jean Fautrier Peintre qui a trouvé refuge dans la tour Velléda pendant la Seconde Guerre mondiale.

Origine et histoire de la Maison de Chateaubriand

Le Domaine de la Vallée‑aux‑Loups, situé 87 rue de Chateaubriand à Châtenay‑Malabry, est une demeure de plaisance entourée du parc de la Vallée‑aux‑Loups. La maison centrale, dite maison Aclocque, a été construite en 1783 pour le brasseur André‑Arnoult Acloque, qui fit également élever dans le parc la fabrique appelée tour Velléda en 1792. François‑René de Chateaubriand acquiert le domaine en 1807 et y séjourne de 1807 à 1818 ; il aménage le parc sur quatorze hectares en y plantant cèdres, catalpas, tulipiers, cyprès et autres essences exotiques. Il fait orner la façade d'un portique à cariatides, installe un escalier provenant d'un navire et transforme la façade arrière dans un goût néo‑gothique, et il utilise la tour Velléda comme bureau et bibliothèque pour y rédiger plusieurs œuvres. Aidé notamment par l'intervention de Sophie de Fuligny‑Damas auprès d'Alexandre de Humboldt, il obtient des arbustes fournis par Aimé Bonpland depuis la Malmaison. Après la perte de son poste et des difficultés financières, Chateaubriand est contraint de vendre le domaine aux enchères en 1817 ; la mise à prix est alors couverte par le duc de Montmorency‑Laval, qui accorde la jouissance du lieu à Juliette Récamier pour deux ans. Le duc fait construire une aile flanquée d'une tourelle et une orangerie, complétées ensuite par des aménagements réalisés par la famille Montmorency‑La Rochefoucauld ; le domaine passe à la descendance puis est vendu en 1910 par Armand, duc de La Rochefoucauld‑Doudeauville. En 1914, le docteur Henri Le Savoureux acquiert la propriété et y installe une maison de repos ; il fonde en 1929 la Société Chateaubriand, qui y a son siège. Sous la direction du docteur et de son épouse, la Vallée‑aux‑Loups devient un lieu de rencontres littéraires et artistiques accueillant des personnalités telles qu'Anna de Noailles, Paul Valéry, Paul Léautaud, Julien Benda, Jean Paulhan, Robert Debré, Jules Supervielle, Marc Chagall, Berenice Abbott et Jean Grenier, entre autres. Le 6 novembre 1929, l'écrivain Jacques Rigaut s'y suicide. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le peintre Jean Fautrier trouve refuge dans la tour Velléda et y peint sa série des Otages en entendant des exécutions proches au lieu‑dit L'Orme mort ; en 1942 Félix Fénéon et des proches prennent pension à la Vallée‑aux‑Loups. Paul Léautaud y décède en 1956. Après le décès du docteur Le Savoureux, sa veuve poursuit l'œuvre, puis le domaine est acquis par le département de la Seine en 1967 et devient propriété du conseil général des Hauts‑de‑Seine en 1987. La maison est aujourd'hui un musée départemental, la Maison de Chateaubriand, consacré au souvenir de l'écrivain et au romantisme, présentant du mobilier d'époque et un fonds documentaire. Parmi les pièces exposées figure la méridienne sur laquelle Juliette Récamier posa pour Jacques‑Louis David, ainsi qu'une sculpture en marbre représentant Velléda, acquise en 2019 chez Artcurial et due à Laurent Marqueste. L'ensemble du domaine bénéficie d'une protection au titre des monuments historiques : les façades et toitures, l'escalier intérieur et sa rampe, la tour Velléda et le parc sont classés depuis le 24 janvier 1978, tandis que la maison et l'aile du duc de Montmorency avec sa tourelle sont inscrites depuis le 31 janvier 1964. À partir de 1986, le conseil départemental aménage sur les anciennes pépinières Croux l'arboretum de la Vallée‑aux‑Loups, un jardin remarquable qui réunit plus de 500 espèces d'arbres et d'arbustes et comprend l'Île Verte, également ouverte au public. Depuis 1989, la Maison de Chateaubriand organise des expositions sur l'écrivain, son époque et le romantisme, tout en accueillant des créations contemporaines liées à ces thématiques. Le bâti se compose de trois corps principaux : la maison Aclocque (1783) au centre, l'aile Montmorency édifiée autour de 1818‑1820 à droite, et le pavillon La Rochefoucauld construit vers 1860‑1865 à gauche, formant un ensemble articulé autour du jardin. La maison Aclocque présente au rez‑de‑chaussée un vestibule qui abrite l'escalier d'origine installé par Chateaubriand, la salle à manger à gauche et le grand salon à droite, tandis qu'à l'étage se trouvent la chambre de Madame Récamier et la chambre de Chateaubriand. Le grand salon est tendu d'une toile dite de perse identique à celle du XIXe siècle et meublé de pièces de la Restauration ; il accueille notamment le portrait de Chateaubriand peint par Pierre‑Louis Delaval en 1825. Le salon bleu, aménagé sur l'emplacement de l'ancienne cuisine, évoque Juliette Récamier et montre une copie de la méridienne et la sculpture de Marqueste représentant Velléda ; le salon Le Savoureux rappelle la période où la demeure fonctionna comme maison de repos et lieu de rencontres intellectuelles. Le salon Girodet expose le modello du portrait d'Anne‑Louis Girodet‑Trioson, intitulé Homme méditant sur les ruines de Rome, présenté au Salon de 1810, et la tourelle dite « troubadour » flanque l'aile Montmorency. À l'étage, la chambre de l'écrivain est consacrée aux œuvres composées entre 1807 et 1817, parmi lesquelles Les Martyrs, l'Itinéraire de Paris à Jérusalem, l'Abencerage, Moïse, les Études historiques et les premiers fragments des Mémoires d'outre‑tombe. La chambre de Madame Récamier comprend une antichambre et présente une copie du tableau Corinne au cap Misène, d'après François Gérard, évoquant les liens entre Récamier et Germaine de Staël. Sur le palier est exposé Les adieux de René à sa sœur de Lancelot‑Théodore Turpin de Crissé, tiré du roman René de Chateaubriand, et la petite infirmerie Marie‑Thérèse rappelle l'œuvre charitable fondée par Céleste de Chateaubriand en 1820, dont la maison conserve le modello de Sainte Thérèse d'Avila par François Gérard. La chambre dite de Chateaubriand reproduit le décor de la dernière année de sa vie et montre notamment un portrait peint par Antoine Étex ainsi qu'une représentation du cortège funèbre au Grand Bé.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Contact organisation : 01 55 52 13 00