Frise chronologique
1803
Acquisition du Mas du Juge
Acquisition du Mas du Juge
1803 (≈ 1803)
Domaine familial acheté par les Mistral.
1875
Construction de la bastide
Construction de la bastide
1875 (≈ 1875)
Mistral s’y installe définitivement.
25 mars 1914
Décès de Frédéric Mistral
Décès de Frédéric Mistral
25 mars 1914 (≈ 1914)
Dans sa maison de Maillane.
10 novembre 1930
Classement monument historique
Classement monument historique
10 novembre 1930 (≈ 1930)
Maison, jardin et dépendances protégés.
1944
Ouverture du musée
Ouverture du musée
1944 (≈ 1944)
Après le décès de son épouse.
1992-1995
Restauration du musée
Restauration du musée
1992-1995 (≈ 1994)
Conservation de l’aspect d’origine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison où le poète Frédéric Mistral vécut 38 ans et où il mourut - maison destinée à devenir un musée municipal - , ainsi que son jardin et toutes ses dépendances : classement par arrêté du 10 novembre 1930
Personnages clés
| Frédéric Mistral - Poète provençal |
Propriétaire, y vécut et y écrivit. |
| Marie Louise Aimée Rivière - Épouse de Mistral |
Habita la maison jusqu’en 1943. |
| Raymond Poincaré - Président de la République |
Invité de Mistral dans la maison. |
| Auguste Escoffier - Cuisinier renommé |
Reçu par Mistral à Maillane. |
| Louis Mistral - Demi-frère de Frédéric |
Héritier du Mas du Juge. |
Origine et histoire
La maison de Frédéric Mistral à Maillane est une bastide du XIXe siècle, classée monument historique depuis 1930 avec son jardin et ses dépendances. Ce lieu fut la dernière demeure du poète provençal, où il vécut de 1875 à sa mort en 1914, et où il composa une grande partie de son œuvre, couronnée par le Prix Nobel de littérature en 1904. La maison, léguée à la commune, devint un musée en 1944, conservant mobilier, objets personnels et archives.
Frédéric Mistral occupa trois demeures successives à Maillane : le Mas du Juge (domaine familial acquis en 1803), la Maison du Lézard (où il termina Mirèio et écrivit Calendau), et enfin cette bastide, construite en 1875 devant la précédente. Il y reçut des personnalités comme Raymond Poincaré ou le roi des Belges, et y installa un jardin méditerranéen de 1 000 m2 avec 67 espèces végétales, toujours visible aujourd’hui.
Le musée conserve 60 000 lettres, 1 200 ouvrages et des souvenirs du poète, dont la porte d’entrée ornée de monogrammes inspirés de ses œuvres (Mirèio, Calendal). Classée avec son mobilier en 1931, la maison a été restaurée entre 1992 et 1995 pour préserver son aspect d’origine. Mistral y est inhumé au cimetière local, dans un tombeau inspiré du Pavillon d’Amour de la reine Jeanne des Baux.
Le testament de Mistral (1907) stipulait que sa maison, ses terrains, sa bibliothèque et ses meubles devaient devenir un musée municipal après la mort de son épouse, survenue en 1943. Le Museon Frederi Mistral fut ainsi inauguré en 1944, perpétuant la mémoire du félibrige et de la culture provençale.
La bastide illustre l’architecture rurale provençale du XIXe siècle, avec son jardin conçu comme un écrin pour ses statues (dont celles d’Achard) et ses allégories poétiques. La devise de Mistral, « Lou soulèu me fai canta » (« Le soleil me fait chanter »), gravée sur le linteau, résume l’esprit des lieux, à la fois intime et universel.