Construction initiale 1540 (≈ 1540)
Bâtie par Guillaume Ladiré, armateur.
20 juillet 1920
Premier classement MH
Premier classement MH 20 juillet 1920 (≈ 1920)
Façade sur quai protégée.
1936
Don à la commune
Don à la commune 1936 (≈ 1936)
Transformée en musée communal.
5 mai 1941
Second classement MH
Second classement MH 5 mai 1941 (≈ 1941)
Façades rue et cour classées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur le quai : classement par arrêté du 20 juillet 1920 ; Façades et toitures sur rue et sur cours des bâtiments anciens : classement par arrêté du 5 mai 1941
Personnages clés
Guillaume Ladiré - Armateur et commanditaire
Constructeur de la maison en 1540.
Origine et histoire de la Maison de Henri IV
La maison de Henri IV, située quai de la Batellerie à Saint-Valery-en-Caux (Seine-Maritime), est un édifice emblématique construit en 1540 par Guillaume Ladiré, armateur local. Ses éléments sculptés, représentant des saints, des Indiens du Brésil et des animaux marins, suggèrent une influence des chantiers navals de l’époque, où certains artisans auraient pu œuvrer. La façade sur le quai, ornée de personnages comme l’« Indien adorant le Soleil », témoigne d’un mélange de motifs religieux et exotiques, rare pour la région.
Classée monument historique en 1920 pour sa façade sur le quai, puis en 1941 pour les autres élévations, la maison a subi des remaniements jusqu’au XIXe siècle. Elle conserve une tourelle d’escalier et des galeries du XVIe siècle, ainsi que des ajouts postérieurs dans sa cour. En 1936, l’édifice est cédé à la commune et transformé en musée, préservant ainsi son patrimoine architectural et sculptural.
Construit en pans de bois et grès, le bâtiment illustre l’architecture civile cauchoise de la Renaissance, marquée par l’activité portuaire de Saint-Valery-en-Caux. Les décors, combinant symboles maritimes et figures lointaines, reflètent les échanges commerciaux de la Normandie avec les Amériques naissantes. Aujourd’hui propriété communale, la maison reste un témoignage des liens entre artisanat local et expansion maritime au XVIe siècle.