Construction de la maison 4e quart XVe siècle (≈ 1587)
Édification en pans de bois sculptés.
23 septembre 1911
Classement monument historique
Classement monument historique 23 septembre 1911 (≈ 1911)
Protection par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison du XVe siècle (cad. C 509, 512) : classement par arrêté du 23 septembre 1911
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage identifié
Sources ne mentionnent aucun propriétaire historique.
Origine et histoire de la Maison de Jeanne d'Arc
La maison de Jeanne d'Arc à Château-Renard est un monument historique classé depuis 1911, datant du 4e quart du XVe siècle. Elle se distingue par sa structure en pans de bois sculptés, sans encorbellements, avec des intervalles remplis de briques. Le grand poteau d'angle, orné d'écailles et de médaillons figuratifs, ainsi que les traverses moulurées des planchers, témoignent d'un savoir-faire artisanal raffiné. Le pignon sur la rue de l'École, coiffé d'un toit saillant à ogive, repose sur des consoles sculptées de figures, ajoutant à son caractère monumental.
À l'intérieur, les solives apparentes et moulurées des planchers révèlent une attention particulière portée à la décoration structurelle. Au premier étage, une poutre maîtresse arbore des écussons et une rosace symbolisant le soleil, éléments décoratifs rares pour une habitation civile de cette époque. Ces détails architecturaux suggèrent que la maison appartenait probablement à un personnage aisé ou influent de la ville, bien que son lien exact avec Jeanne d'Arc reste non documenté dans les sources disponibles.
Située au carrefour des rues de Berry et de l'École, cette maison illustre l’urbanisme médiéval de Château-Renard, alors ville prospère du Loiret. Son classement comme monument historique en 1911 souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son état de conservation que pour son style représentatif des demeures bourgeoises de la fin du Moyen Âge en Val de Loire. Aujourd’hui propriété de la commune, elle reste un témoignage tangible de l’architecture civile de la Renaissance naissante.
Les matériaux utilisés — bois, brique et pierre — reflètent les ressources locales et les techniques de construction en vogue à la charnière des XVe et XVIe siècles. L’absence d’encorbellements, compensée par des décors sculptés, pourrait indiquer une volonté de sobriété apparente, contrastant avec la richesse des motifs. Ces caractéristiques en font un exemple remarquable du patrimoine bâti de la région Centre-Val de Loire.