Construction initiale 1527 (≈ 1527)
Date gravée sur une fenêtre, probablement l'année de construction.
1639
Transfert de la justice
Transfert de la justice 1639 (≈ 1639)
La maison devient le siège de la justice seigneuriale après la destruction du château de Réaumont.
19 décembre 2001
Inscription monument historique
Inscription monument historique 19 décembre 2001 (≈ 2001)
La partie du XVIe siècle est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La partie du XVIe siècle, au sud (cad. A 147) : inscription par arrêté du 19 décembre 2001
Personnages clés
Pierre Lambert du Bélieu
Premier juge-châtelain à exercer dans cette maison.
Étienne Lambert du Bélieu
Fils de Pierre, juge-châtelain de 1647 à 1658.
Origine et histoire de la Maison de justice
La Maison de justice du Bizot, ancien tribunal du XVIe siècle, est située au 3 rue de l'Église, au cœur du village du Bizot (Doubs). Le bâtiment, de plan rectangulaire, se compose de deux parties historiquement et architecturalement distinctes ; la plus ancienne, à l'ouest, présente un plan carré et des façades percées de baies dont les plus anciennes sont ornées d'un décor mouluré. Une inscription surmontant une fenêtre porte la date « 1527 », qui pourrait correspondre à la date de construction. Après la destruction du château de Réaumont en 1639, les seigneurs de ce fief transférèrent leur centre de justice au Bizot : la maison devint le lieu d'exercice de la justice seigneuriale et servit d'hébergement au juge jusqu'à la Révolution. Le notaire Pierre Lambert du Bélieu fut le premier juge-châtelain à exercer dans cette maison, suivi par son fils Étienne (1647-1658). Certaines façades présentent un décor sculpté, avec des fenêtres à croisées, une sculpture du bâton de justice et un bas-relief représentant le portrait du juge ; on note également l'embrasure de la fenêtre du juge et la voûte de l'escalier. La partie du XVIe siècle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 19 décembre 2001.