Construction du logis 1671 (≈ 1671)
Date gravée et commanditaires identifiés.
1835
Premier cadastre mentionnant Kergoz
Premier cadastre mentionnant Kergoz 1835 (≈ 1835)
Toponyme *Kercoz* officialisé.
1929
Études par Henri Frotier de La Messelière
Études par Henri Frotier de La Messelière 1929 (≈ 1929)
Dessins et relevés historiques.
2003
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 2003 (≈ 2003)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison et les communs situés au sud-est de la cour, en totalité, ainsi que le puits placé contre le mur ouest du pavillon postérieur (cad. D 1184) : inscription par arrêté du 20 juin 2003
Nobles exemptés d’impôts, mentionnés par millésime.
Henri Frotier de La Messelière - Historien et dessinateur
A étudié le monument en 1929.
Origine et histoire de la Maison de Kergoz
La maison de Kergoz, construite en 1671 dans le bourg du Vieux-Marché (Côtes-d’Armor), est un logis rural en pierre de taille et moellon de granite, typique de l’architecture bretonne de la 2e moitié du XVIIe siècle. Son plan en T renversé et sa façade sud-sud-est intègrent des éléments Renaissance : porte à pilastres et fronton curviligne, lucarnes ornées des figures des propriétaires, et souches de cheminées moulurées. À l’arrière, une tour en pavillon abrite un escalier rampe sur rampe et une souillarde (rez-de-chaussée), ainsi qu’une garde-robe à l’étage. Ces dispositions, rares dans les maisons rurales, s’inspirent des manoirs, mêlant prestige et fonctionnalité agricole.
L’édifice conserve des traces de la vie quotidienne : saloir mural, évier, auge alimentée par un puits, et niches de stockage. Le toponyme Kergoz (attesté dès le cadastre de 1835) évoque un lieu anciennement habité. Les commanditaires, identifiés par le millésime et l’inscription « M: H: N: / F: LEM: / F: P: A: LE MORVAN », appartenaient à la noblesse, comme l’indiquent les boules de noblesse sur la cheminée occidentale, symbole d’exemption fiscale. La protection divine est invoquée via le monogramme « IHS » (Jésus) et « Maria » sur la porte d’entrée.
Classée Monument Historique en 2003, la maison a été restaurée après des études menées dès 1929 par Henri Frotier de La Messelière et des relevés officiels en 1949. Ses dépendances (étable, grange) datent du XIXe siècle, mais figurent déjà sur le cadastre de 1835. Située à 2,1 km du bourg, à proximité d’une source et d’un affluent du Saint-Ethurien, elle incarne un modèle d’habitat noble rural, à mi-chemin entre manoir et ferme, reflétant les hiérarchies sociales de la Bretagne d’Ancien Régime.