Frise chronologique
1760
Construction initiale
Construction initiale
1760 (≈ 1760)
Façade construite pour Charles Miné.
1761
Sculpture de l'atlante
Sculpture de l'atlante
1761 (≈ 1761)
Réalisée par Jean-Baptiste Dupuis.
1913
Démontage de la façade
Démontage de la façade
1913 (≈ 1913)
Rachat et don à la Société des antiquaires.
10 mars 1914
Replacement de la façade
Replacement de la façade
10 mars 1914 (≈ 1914)
Déplacée rue Jules-Lardière.
18 mai 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
18 mai 1926 (≈ 1926)
Inscrite par arrêté ministériel.
2000
Restauration de la façade
Restauration de la façade
2000 (≈ 2000)
Rénovation de l'atlante.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade : inscription par arrêté du 18 mai 1926
Personnages clés
| Charles Miné - Commanditaire |
Négociant amiénois, propriétaire initial. |
| Pierre-Joseph Christophle - Architecte |
Concepteur de la façade. |
| Jean-Baptiste Dupuis - Sculpteur |
Auteur de l'atlante. |
| Anatole Hubault - Bienfaiteur |
Sauvegardé la façade en 1913. |
| François Vasselle - Restaurateur |
Restauration en 2000. |
| Michel Vion - Sculpteur-restaurateur |
Rénover le visage de l'atlante. |
Origine et histoire
La maison de l'Atlante, aussi appelée maison du Samson, est une façade du XVIIIe siècle située rue Jules-Lardière à Amiens. Elle fut initialement construite en 1760 pour Charles Miné, un négociant amiénois, qui confia sa réalisation à l'architecte Pierre-Joseph Christophle. La façade, en calcaire, fut érigée rue des Sergents avant d'être démontée et déplacée en 1914.
En 1761, la façade fut ornée d'un atlante sculpté par Jean-Baptiste Dupuis, beau-père de Christophle. Cet atlante, vêtu d'une peau de lion, supporte un balcon semi-ovale au premier étage. La maison, numérotée 57 rue des Sergents à partir de 1804, fut rachetée en 1913 par Anatole Hubault après la mort de son propriétaire sans héritier. Hubault offrit la façade à la Société des antiquaires de Picardie, qui la démonta et la replaça rue Jules-Lardière.
La façade, classée monument historique en 1926, présente quatre niveaux avec des fenêtres ornées de garde-corps en fer forgé. Au début du XXe siècle, elle fut sauvée de la destruction grâce à son démontage et son remplacement sur un édifice construit spécialement pour l'accueillir. En 2000, une restauration permit de rénover le bras et le visage de l'atlante, dont un moulage est conservé au Musée de Picardie.
Aujourd'hui, cette façade est un témoignage architectural du XVIIIe siècle, préservée par la municipalité d'Amiens. Elle illustre le savoir-faire des artisans de l'époque, notamment dans la sculpture et la menuiserie, tout en racontant une histoire de sauvegarde patrimoniale unique.