Maison de l'avocat des pauvres à Nîmes dans le Gard

Patrimoine classé Maison classée MH

Maison de l'avocat des pauvres à Nîmes

  • 16 Rue Fresque
  • 30000 Nîmes
Maison de lavocat des pauvres à Nîmes
Maison de lavocat des pauvres à Nîmes
Maison de lavocat des pauvres à Nîmes
Maison de lavocat des pauvres à Nîmes
Maison de lavocat des pauvres à Nîmes
Maison de lavocat des pauvres à Nîmes
Maison de lavocat des pauvres à Nîmes
Maison de lavocat des pauvres à Nîmes
Maison de lavocat des pauvres à Nîmes
Maison de lavocat des pauvres à Nîmes
Crédit photo : Nom (Meyer Christian) - Sous licence Creative Commons
Propriété d'un établissement public communal

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1484
Fondation de l'Avocaterie
XVIIe siècle
Modifications des ouvertures
XVIIIe siècle
Reprise des cheminées
Fin du XIXe siècle
Réparations majeures
13 juin 2003
Protection du bâtiment
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ancienne maison (cad. EY 248) : classement par arrêté du 13 juin 2003

Personnages clés

Rolland Capon Premier avocat des pauvres connu, résidant dans la maison en 1484.
Bertrand Roque Avocat des pauvres de 1748 à 1764.
Pierre Roque Avocat des pauvres de 1764 à 1793.
Jean Dupin Avocat des pauvres de 1793 à 1809.
Prosper Manse Avocat des pauvres de 1827 à 1848.
Édouard Drouot Avocat des pauvres de 1848 à 1864.
Paul Manse Avocat des pauvres de 1864 à 1896.
Maurice de Montaut Avocat des pauvres de 1898 à 1923.
Armand Anjalras Avocat des pauvres de 1924 à 1946.
Joseph Espitalié Avocat des pauvres de 1947 à 1949.
Jean Labat Avocat des pauvres de 1950 à 1972.
André Galy Avocat des pauvres de 1973 à 1983.
Jean-Pierre Floutier Avocat des pauvres de 1983 à 2004.

Origine et histoire de la Maison de l'avocat des pauvres

L'ancienne maison de l'Avocat des pauvres, située 16 rue Fresque à Nîmes, occupe un îlot bordé par la rue de l'Étoile et la rue Louis Raoul. La fondation de l'Avocaterie des Pauvres y a été établie en 1484 ; l'avocat des pauvres y a résidé jusqu'au début du XXe siècle. Le bâtiment, constitué de deux maisons réunies mais distinctes par leurs toitures et leur plan, témoigne de l'architecture bourgeoise de la fin du Moyen Âge. La maison principale donne sur la rue Fresque et a conservé une entrée en anse de panier encadrée par deux arcs de boutiques. Cette porte ouvre sur un passage menant à un puits de lumière, desservi par un escalier à vis dans l'œuvre, disposition assez rare. L'organisation générale demeure d'époque médiévale, le premier niveau s'articulant autour d'une petite cour. De nombreux éléments du XVe siècle subsistent, notamment les coussièges. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, des transformations ont été apportées : les ouvertures côté rue de l'Étoile et rue Louis Raoul ont été modifiées au XVIIe siècle et les cheminées reprises au XVIIIe siècle. À la fin du XIXe siècle, d'importantes réparations ont été réalisées sans changement notable de l'organisation. Le bâtiment a abrité une succession de titulaires de la fonction d'avocat des pauvres ; le premier connu est Rolland Capon en 1484. Parmi les titulaires figurent Bertrand Roque (1748-1764), Pierre Roque (1764-1793), Jean Dupin (1793-1809) et Alaux (1809-1826, incertain), puis Prosper Manse (1827-1848), Édouard Drouot (1848-1864) et Paul Manse (1864-1896). Au XXe siècle, Maurice de Montaut (1898-1923), Armand Anjalras (1924-1946), Joseph Espitalié (1947-1949), Jean Labat (1950-1972), André Galy (1973-1983) et Jean-Pierre Floutier (1983-2004) ont assuré la charge ; depuis 2004 la fonction est exercée par le bâtonnier de l'ordre des avocats de Nîmes. Le bâtiment est protégé au titre des monuments historiques depuis le 13 juin 2003.

Liens externes