Frise chronologique
Moyen Âge (période initiale)
Construction initiale
Construction initiale
Moyen Âge (période initiale) (≈ 1125)
Période de fondation présumée du bâtiment.
1536
Suppression du siège épiscopal
Suppression du siège épiscopal
1536 (≈ 1536)
Transfert de l’évêque à Montpellier.
XVe siècle
Restructuration majeure
Restructuration majeure
XVe siècle (≈ 1550)
Ajout escalier en vis et redistribution intérieure.
8 janvier 2004
Classement monument historique
Classement monument historique
8 janvier 2004 (≈ 2004)
Inscription officielle de la maison.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison en totalité (cad. BH 390) : inscription par arrêté du 8 janvier 2004
Personnages clés
| Évêque de Villeneuve-lès-Maguelone - Commanditaire présumé |
Aurait fait construire la maison. |
Origine et histoire
La maison médiévale dite de l’Évêque est une construction emblématique du village de Sauve, dans le département du Gard. Datant du Moyen Âge, elle a été profondément restructurée au XVe siècle, notamment par l’ajout d’un escalier en vis desservant l’ensemble du bâtiment. À l’origine, sa grande salle était ornée d’un plafond à caissons, aujourd’hui disparu. Les décors se concentrent sur les modénatures des baies, portes et fenêtres, reflétant une architecture soignée pour l’époque.
Surnommée « maison de l’évêque », cette bastide aurait été commanditée par l’évêque de Villeneuve-lès-Maguelone comme résidence secondaire. Cette hypothèse s’appuie sur la suppression du siège épiscopal de Maguelone en 1536, forçant l’évêque à s’installer à Montpellier. Cependant, son histoire reste partiellement énigmatique, notamment en raison de son implantation au cœur de la mer des rochers, un site naturel remarquable aux formations calcaires spectaculaires. Sa construction coïnciderait avec l’apogée de l’évêché de Maguelone, alors situé sur une île.
Classée monument historique depuis le 8 janvier 2004, la maison illustre l’architecture civile médiévale du Languedoc. Son escalier en vis, élément central de la redistribution des espaces au XVe siècle, témoigne d’une volonté de modernisation pour l’époque. Les sources mentionnent également son adresse précise : Grand’Rue, rue de l’Évêché et place du Vieux-Marché à Sauve, confirmant son ancrage dans le tissu urbain historique.
Le décor intérieur, bien que partiellement altéré, met en valeur des éléments comme les portes du vestibule et les fenêtres, soulignant le statut probablement prestigieux de ses occupants. La disparition du plafond à caissons et l’absence de documents d’archives détaillés laissent cependant planer des zones d’ombre sur son usage exact et ses occupants successifs. Aujourd’hui, elle reste un témoignage architectural majeur de la région Occitanie.