Frise chronologique
1279–1295
Épiscopat d'Aymeric Hébrard
Épiscopat d'Aymeric Hébrard
1279–1295 (≈ 1287)
Membre de la famille, évêque de Coïmbra.
XIIe–XIIIe siècle
Construction du palais
Construction du palais
XIIe–XIIIe siècle (≈ 1350)
Période de construction initiale par les Hébrard.
1577–1600
Épiscopat d'Antoine Hébrard
Épiscopat d'Antoine Hébrard
1577–1600 (≈ 1589)
Évêque de Cahors et abbé de Marcilhac.
XVIIIe siècle
Démantèlement partiel
Démantèlement partiel
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Palais utilisé comme carrière de pierres.
6 mars 1924
Classement monument historique
Classement monument historique
6 mars 1924 (≈ 1924)
Protection des fenêtres sur cour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fenêtres de la façade sur cour : classement par arrêté du 6 mars 1924
Personnages clés
| Aymeric Hébrard de Saint-Sulpice - Évêque de Coïmbra |
Membre de la famille seigneuriale (1279–1295). |
| Antoine Hébrard de Saint-Sulpice - Évêque de Cahors |
Abbé de Marcilhac (1577–1600). |
Origine et histoire
La Maison de l'Hébrardie, située rue Centrale à Cajarc (Lot, Occitanie), est l’un des rares vestiges de l’ancien palais de la famille Hébrard de Saint-Sulpice, seigneurs locaux. Ce bâtiment rectangulaire à deux étages, élevé sur sous-sol, aurait servi de galerie reliant des constructions aujourd’hui disparues. Ses façades conservent des fenêtres caractéristiques : quatre trilobées au premier étage et trois géminées du XIIIe siècle en rez-de-chaussée, tandis que la façade sur rue présente deux fenêtres géminées à l’étage.
Le palais, abandonné au XVIIIe siècle, fut en partie démantelé pour servir de carrière de pierres. Il subsiste cependant un cellier voûté en berceau brisé, prolongé sous la cour et renforcé par des arcs doubleaux, ainsi qu’une cave voûtée similaire sous le bâtiment. Ces éléments architecturaux témoignent de l’importance passée du site, lié à une famille noble dont plusieurs membres furent évêques, comme Aymeric Hébrard de Saint-Sulpice (évêque de Coïmbra, 1279–1295) ou Antoine Hébrard (évêque de Cahors, 1577–1600).
Les fenêtres de la façade sur cour, remarquables par leur style médiéval, ont été classées monuments historiques le 6 mars 1924. Ce classement souligne la valeur patrimoniale de ce vestige, dernier témoin d’un ensemble seigneurial et épiscopal aujourd’hui disparu. La maison illustre ainsi l’histoire féodale et religieuse de la région, marquée par l’influence des familles nobles locales.
L’accès au sous-sol se fait par une porte en arc brisé donnant sur la rue, menant au cellier et à la cave. Ces espaces, typiques de l’architecture civile médiévale, révèlent des techniques de construction sophistiquées pour l’époque, comme les voûtes en berceau et les arcs doubleaux. La localisation actuelle, au 7 rue du Château, confirme son ancrage dans le cœur historique de Cajarc.
Bien que partiellement détruit, le bâtiment offre un aperçu de l’organisation spatiale des palais seigneuriaux du Moyen Âge, où les espaces de représentation (galeries, fenêtres ouvragées) coexistaient avec des zones utilitaires (celliers, caves). Son état actuel reflète les transformations subies au fil des siècles, entre réutilisation des matériaux et préservation partielle de son héritage architectural.