Maison de l'Hébrardie à Cajarc dans le Lot

Patrimoine classé Maison classée MH

Maison de l'Hébrardie à Cajarc

  • 9-17 Rue Centrale
  • 46160 Cajarc
Maison de lHébrardie à Cajarc
Maison de lHébrardie à Cajarc
Crédit photo : Michel Chanaud - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
1279-1295
Épiscopat d'Aymeric Hébrard
XIIIe siècle
Ajout des fenêtres
1577-1600
Épiscopat d'Antoine Hébrard
XVIIIe siècle
Abandon du palais
6 mars 1924
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fenêtres de la façade sur cour : classement par arrêté du 6 mars 1924

Personnages clés

Aymeric Hébrard Évêque de Coïmbra de 1279 à 1295
Antoine Hébrard Évêque de Cahors et abbé de Marcilhac de 1577 à 1600

Origine et histoire de la Maison de l'Hébrardie

La Maison dite de l'Hébrardie, située rue Centrale à Cajarc, dans le Lot, est le vestige d'un ancien palais. Le bâtiment rectangulaire, formé de deux étages élevés sur sous-sol, est successivement rattaché à l'ancien palais épiscopal et au palais de la famille Hébrard de Saint‑Sulpice, seigneurs de Cajarc, Saint‑Sulpice et Saint‑Cirq‑Lapopie. Parmi les membres de cette famille, Aymeric Hébrard fut évêque de Coïmbra de 1279 à 1295, d'autres lui succédèrent à cet évêché, et Antoine Hébrard fut évêque de Cahors (1577‑1600) et abbé de Marcilhac. Abandonné, le palais servit au XVIIIe siècle de carrière de pierres, ce qui entraîna la disparition partielle des constructions ; le bâtiment restant pourrait avoir tenu lieu de galerie de communication entre édifices aujourd’hui détruits. Sur la cour, le premier étage est percé de quatre fenêtres trilobées ; l’étage inférieur comporte trois fenêtres géminées datées du XIIIe siècle. La façade sur rue présente, au deuxième étage, deux fenêtres géminées. Au sous-sol, une porte en arc en tiers-point ouvre sur la rue et donne accès à un cellier établi perpendiculairement à la façade ; ce cellier se prolonge sous la cour et est voûté en berceau brisé, renforcé par des arcs doubleaux à section rectangulaire. Sous le bâtiment existe également une cave voûtée en berceau brisé. Les fenêtres sur cour ont été classées au titre des monuments historiques le 6 mars 1924.

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