Maison de la Culture Le Corbusier à Firminy dans la Loire
Maison de la Culture Le Corbusier
42700 Firminy
Propriété de la commune
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
2000
1953-1962
Conception initiale
Conception initiale 1953-1962 (≈ 1958)
Le Corbusier travaille sur le projet Firminy-Vert.
1961-1965
Construction du bâtiment
Construction du bâtiment 1961-1965 (≈ 1963)
Édification de la Maison de la Culture avec une toiture suspendue.
17 juillet 2016
Classement UNESCO
Classement UNESCO 17 juillet 2016 (≈ 2016)
Inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La Maison de la Culture (cad. AO 31) : classement par arrêté du 8 octobre 1984
Personnages clés
Le Corbusier
Architecte concepteur du bâtiment.
Eugène Claudius-Petit
Maire instigateur du projet Firminy-Vert.
Pierre Guariche
Architecte responsable de l'aménagement intérieur.
Origine et histoire
La Maison de la Culture Le Corbusier, située à Firminy (Loire), fait partie du projet Firminy-Vert réalisé à l'instigation du maire Eugène Caudius-Petit. Le Corbusier a travaillé sur ce projet entre 1953 et 1962 et a ensuite conçu, de 1961 à 1965, un édifice rectangulaire long de 112 mètres doté d'une toiture suspendue en béton cellulaire reposant sur des câbles. Le premier projet de 1956 associait la maison de la culture aux gradins du stade municipal, mais les deux équipements furent dissociés pour éviter des conflits de financement entre ministères. L'aménagement intérieur a été réalisé par l'architecte Pierre Guariche. Le pignon sud porte un moulage signé de Le Corbusier. Rebaptisée "Espace Le Corbusier", la maison de la culture est toujours utilisée comme centre culturel. L'édifice, installé sur une falaise artificielle aménagée dans l'ancienne carrière des Razes, domine le complexe sportif et s'ouvre sur le stade municipal par sa façade inclinée. Il mesure environ 110 mètres de long pour 14 mètres de large et s'organise sur trois niveaux. Le toit fut d'abord imaginé comme une toiture inclinée recouverte d'une couche de terre destinée à être ensemencée, une solution nécessitant des fondations très importantes. En collaboration avec l'entreprise Stribick, Le Corbusier a finalement retenu un toit suspendu constitué de plaques de béton posées sur des câbles tendus entre les façades, un procédé plus léger et plus économique. Le bâtiment comprend une salle de musique, un auditorium, une salle de spectacle, une salle d'arts plastiques, une salle de danse et un foyer-bar favorisant les rencontres. L'édifice est classé monument historique et fait partie, avec seize autres œuvres de Le Corbusier, des sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2016. Après des candidatures refusées en 2009 et 2011, un nouveau dossier a été déposé fin janvier 2015 et l'ensemble a été inscrit lors de la 40e session du Comité du patrimoine mondial, le 17 juillet 2016. La toiture n'est aujourd'hui plus étanche et de nombreuses infiltrations sont visibles. Saint-Étienne Métropole prévoit de rénover la toiture pour un coût avoisinant 8 millions d'euros.