Maison de la Mère Pourcel à Dinan en Côtes-d'Armor
Patrimoine classéMaison classée MHMaison à pan de bois
Maison de la Mère Pourcel à Dinan
3 Place des Merciers
22100 Dinan
Crédit photo : Édouard Hue (User:EdouardHue) - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
…
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
22–23 juin 2019
Incendie destructeur
Incendie destructeur 22–23 juin 2019 (≈ 23)
Un incendie détruit la maison, entraînant des travaux de reconstruction.
1457–1458
Construction principale
Construction principale 1457–1458 (≈ 1458)
Édification de la maison de Saint-Dinan, phase majeure de la construction.
1518
Propriété de Robinet Guérin
Propriété de Robinet Guérin 1518 (≈ 1518)
Robinet Guérin, procureur-syndic de Dinan, est mentionné comme propriétaire.
1547
Extension nord
Extension nord 1547 (≈ 1547)
Construction d'un bâtiment au nord et reconstruction du mur gouttereau.
1703–1704
Extension nord-est
Extension nord-est 1703–1704 (≈ 1704)
Ajout d'une extension et restructurations intérieures.
1934
Acquisition par la mairie
Acquisition par la mairie 1934 (≈ 1934)
La mairie acquiert l'îlot du Vieux-Dinan pour le préserver.
4 décembre 1961
Classement historique
Classement historique 4 décembre 1961 (≈ 1961)
Les façades et toitures sont classées monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. B 558) : classement par arrêté du 4 décembre 1961
Personnages clés
Robinet Guérin
Propriétaire de la maison en 1518, procureur-syndic de Dinan.
Mère Pourcel
Personnage éponyme de la maison, bien que son rôle exact soit incertain.
Origine et histoire de la Maison de la Mère Pourcel
La maison dite de la Mère Pourcel, située au n°3 de la place des Merciers à Dinan (Côtes-d'Armor), est une demeure des XVe et XVIIIe siècles et figure parmi les plus anciennes maisons de la ville. Un diagnostic archéologique réalisé en 2021, complété par des datations dendrochronologiques, a mis en évidence plusieurs phases de construction. Une phase antérieure est évoquée, dont pourrait subsister un escalier à vis dans la cave, hypothèse à confirmer. La construction principale, dite maison de Saint-Dinan, remonte aux années 1457–1458 ; selon le rentier de 1518, son propriétaire était Robinet Guérin, procureur-syndic de la communauté de Dinan. En 1547, un bâtiment a été élevé au nord de cette maison, entraînant la reconstruction du mur gouttereau nord. Une extension à l’angle nord-est, datée de 1703–1704, s’accompagne de restructurations intérieures de la maison de Saint-Dinan. L’îlot du Vieux-Dinan, dont fait partie la Mère Pourcel, a été acquis par la mairie en 1934 dans le but de le préserver, puis la maison a fait l’objet d’une première campagne de restauration : l’enduit de façade a été ôté, les devantures commerciales du rez-de-chaussée supprimées et le bâtiment accolé au nord‑est couvert d’ardoises. Classées au titre des monuments historiques par arrêté du 4 décembre 1961, les façades et les toitures ont ensuite fait l’objet d’une seconde campagne de restauration destinée à remédier à la vétusté : la charpente a été reprise et les ouvertures modifiées, de sorte que la façade sur la place des Merciers a retrouvé des fenêtres à claire-voie. Propriété de la ville, la maison était aménagée en restaurant. Dans la nuit du 22 au 23 juin 2019, un incendie a détruit le bâtiment ; le sinistre, détecté par l’alarme vers 4 h, a mobilisé 84 sapeurs-pompiers, fait un blessé lors de la chute d’une pièce de bois et endommagé les façades et toitures de deux immeubles voisins, certains occupants ayant été relogés ; l’incendie a été circonscrit vers 6 h. Le maire a exprimé la volonté de reconstruire l’édifice avec le soutien de la région Bretagne et a annoncé le lancement d’un appel aux dons via la Fondation du patrimoine. Les travaux de déblaiement ont commencé le 25 juin afin de récupérer et sécuriser les éléments architecturaux susceptibles de l’être.