Construction initiale partielle XIIe ou XIIIe siècle (≈ 1350)
Arcades romanes et fondations originales conservées.
Fin XVe - Début XVIe siècle
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure Fin XVe - Début XVIe siècle (≈ 1625)
Travaux post-guerre de Cent Ans : croisées, cheminée, escalier.
1825
Plan cadastral
Plan cadastral 1825 (≈ 1825)
Maison déjà isolée rue de la Mercerie.
12 avril 1920
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 12 avril 1920 (≈ 1920)
Protection officielle de l'édifice.
Années 1970
Restauration et études
Restauration et études Années 1970 (≈ 1970)
Travaux documentés par J. Rocacher.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison dite de la Paumette : classement par arrêté du 12 avril 1920
Personnages clés
J. Rocacher - Chercheur (1979)
A étudié et documenté la maison.
Origine et histoire de la Maison de la Paumette
La Maison de la Paumette, classée Monument Historique en 1920, est un rare exemple de maison de cultivateur aisé du XVe siècle à Rocamadour. Son histoire remonte partiellement au XIIe ou XIIIe siècle, comme en témoignent les arcades romanes du rez-de-chaussée, probablement liées à des boutiques. Ces éléments, dont deux grandes arcades séparées par une porte, présentent des arcs brisés typiques, bien que leurs sommets ne soient pas alignés. Le piédroit d’une ancienne porte et un placard double, vestiges d’une maison voisine disparue, subsistent sur le mur sud-ouest, autrefois mitoyen.
La maison a subi d’importantes transformations vers 1500, après avoir probablement été en ruines à la suite de la guerre de Cent Ans. Les travaux de cette époque incluent une grande croisée à larmier à l’étage, une cheminée monumentale adossée au mur nord-est, et un escalier en vis dans une tourelle. Une citerne creusée dans la roche et une colonne soutenant le plancher datent aussi de cette période. La toiture, aujourd’hui plus basse, s’appuyait autrefois contre la falaise voisine. La restauration des années 1970 a permis de stabiliser l’édifice, alors en cours de dégradation.
L’élévation latérale nord-est, très remaniée, conserve des traces d’un escalier extérieur et d’une porte à arc brisé, peut-être ajoutée tardivement. Le premier niveau, entaillé dans la roche sur 8,70 mètres de large, révèle une technique de construction adaptée au relief escarpé de Rocamadour. Bien que modifiée au fil des siècles, la maison illustre l’évolution architecturale des habitations rurales occitanes, mêlant héritage roman et adaptations gothiques.
Propriété de la commune depuis son classement, la Maison de la Paumette se distingue par son état de conservation remarquable pour une demeure médiévale. Son plan cadastral de 1825 la montre déjà isolée en bordure de la rue de la Mercerie, soulignant son importance dans le tissu urbain historique. Les études de J. Rocacher (1979) ont permis de préciser ses phases de construction et son rôle dans la vie locale, entre habitat et activité commerciale.