Frise chronologique
1567-1730
Période de possession par les Saint-Martin
Période de possession par les Saint-Martin
1567-1730 (≈ 1649)
Famille de juges royaux et médecins
Fin XVIe siècle
Construction présumée
Construction présumée
Fin XVIe siècle (≈ 1695)
Période estimée de construction, commanditaire inconnu
12 janvier 1931
Classement monument historique
Classement monument historique
12 janvier 1931 (≈ 1931)
Inscription des façades et vantaux de porte
Années 1990
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur
Années 1990 (≈ 1990)
Dégâts majeurs, escalier détruit
2010
Enquête publique pour restauration
Enquête publique pour restauration
2010 (≈ 2010)
Projet de réhabilitation en logements
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade de la maison, y compris les vantaux de la porte : inscription par arrêté du 12 janvier 1931
Personnages clés
| Famille de Saint-Martin - Propriétaires historiques (1567-1730) |
Juges royaux puis médecins à Pertuis |
| François de Saint-Martin - Acquéreur présumé vers 1613-1619 |
Possible commanditaire partiel du bâtiment |
| Simon de Saint-Martin - Co-acquéreur présumé vers 1613-1619 |
Lié à la valorisation du terrain |
Origine et histoire
La maison de la Reine-Jeanne est un bâtiment emblématique de style Renaissance maniériste, situé à Pertuis, dans le département de Vaucluse. Construite à la fin du XVIe siècle, son origine exacte et son commanditaire restent inconnus. Malgré son inscription aux monuments historiques en 1931, son histoire conserve des zones d’ombre, notamment en raison d’un incendie dans les années 1990 qui a endommagé une partie de la structure, dont l’escalier d’accès aux étages. Ce sinistre a motivé des travaux de restauration majeurs, incluant la toiture, les planchers et les caves, avec un projet de réhabilitation en logements (T2 et T3) lancé après une enquête publique en 2010.
Architecturalement, la maison se caractérise par une structure en « L » autour d’une cour intérieure, avec deux façades monumentales initialement prévues pour cinq travées. Le projet d’origine, inachevé, comprenait trois niveaux surmontés d’une génoise et d’une corniche, partiellement conservés aujourd’hui. Les façades, ornées de colonnades, contrastent avec un rez-de-chaussée sobre, où seuls les portails d’accès, encadrés de colonnes et surmontés de corniches, sont richement décorés. L’un de ces portails, situé au nord, donne accès à un vestibule menant à la cour intérieure et à l’escalier droit, élément clé de la circulation verticale.
La propriété de la maison est attestée entre les mains de la famille de Saint-Martin, juges royaux puis médecins de Pertuis, de 1567 à 1730. Bien que la date de construction exacte reste débattue (entre 1585-1590 ou 1613-1619 selon les sources), son acquisition par François et Simon de Saint-Martin coïncide avec une période de valorisation maximale du terrain au cadastre. Aujourd’hui, seuls les deux élévations sur rue subsistent, témoignant d’un édifice soit inachevé, soit profondément remanié au fil des siècles. Les éléments protégés depuis 1931 incluent la façade et les vantaux de la porte, soulignant son importance patrimoniale.
Située au 22 rue Beaujeu, la maison illustre l’architecture civile de la Renaissance provençale, mêlant influences maniéristes et fonctionnalité urbaine. Son état actuel, marqué par des restaurations récentes, reflète les efforts pour préserver ce patrimoine tout en l’adaptant à des usages contemporains, comme l’aménagement de logements. Le bâtiment reste un symbole de l’histoire locale, lié à une famille influente et à une époque de transition architecturale et sociale en Provence.