Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Maison de la Tour et tour des prisons à Bollène dans le Vaucluse

Maison de la Tour et tour des prisons

    1 Rue de la Tour
    84500 Bollène
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
2000
1274
Passage sous autorité papale
XIIIe siècle
Construction initiale
XVe siècle
Changement de propriétaires
1619
Rachat par le collège Saint-Nicolas
2015
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Maison de la Tour et tour des prisons, sises 1, rue de la Tour : la maison de la Tour en totalité ; la tour des anciennes prisons en totalité ; les restes du bâtiment longitudinal qui reliait la tour résidence à la tour des prisons ; la fausse-braie et le sol de la cour constituant la parcelle BX 207 : inscription par arrêté du 19 juillet 2015

Personnages clés

Alphonse de Poitiers - Seigneur de Bollène Possesseur au XIIIe siècle
Pierre de la Baume - Seigneur de Suze Propriétaire au XVe siècle

Origine et histoire

La maison de la Tour et la tour des prisons forment un ensemble architectural médiéval situé à Bollène, dans le Vaucluse. Les éléments de la tour des prisons, comme ses salles voûtées superposées et ses trous de boulins, attestent d’une construction au XIIIe siècle, probablement comme tour de guet ou corps de garde. À cette époque, Bollène était sous la domination d’Alphonse de Poitiers, puis du Pape à partir de 1274. Ces bâtiments reflètent l’importance stratégique du site, partagé entre plusieurs co-seigneurs puissants.

Au XVe siècle, l’ensemble passe entre les mains de Pierre de la Baume, seigneur de Suze, avant de changer deux fois de propriétaires. En 1619, il est racheté par le collège Saint-Nicolas d’Annecy pour loger les moines du prieuré Saint-Martin voisin. La tour-résidence, désignée dans les textes anciens comme maison de la Tour, était reliée à la tour des prisons par un corps de bâtiment transversal jusqu’à la Révolution. Son architecture, avec un escalier polygonal et un chemin de ronde couvert, évoque celle du Palais des Papes.

L’ensemble est inscrit aux monuments historiques en 2015, protégeant ainsi la maison de la Tour en totalité, la tour des prisons, les vestiges du bâtiment longitudinal, ainsi que la fausse-braie et le sol de la cour. Ces protections soulignent la valeur patrimoniale d’un site marqué par près de huit siècles d’histoire, mêlant fonctions défensives, résidentielles et religieuses.

Liens externes