Frise chronologique
XVe siècle (vers 1515-1527)
Construction de la maison
Construction de la maison
XVe siècle (vers 1515-1527) (≈ 1521)
Datation par dendrochronologie en 2019.
17 octobre 1923
Classement monument historique
Classement monument historique
17 octobre 1923 (≈ 1923)
Protection des façades et toitures.
2015
Ouverture du musée-boutique
Ouverture du musée-boutique
2015 (≈ 2015)
Dédié aux Lapins crétins d’Ubisoft.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. AZ 61) : classement par arrêté du 17 octobre 1923
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources |
Les textes ne mentionnent aucun acteur historique spécifique. |
Origine et histoire
La maison de la Truie qui file, aussi appelée maison des Singes, est un édifice emblématique de Malestroit, dans le Morbihan. Construite au XVe siècle, elle se distingue par sa façade en pans de bois ornée de sculptures grotesques, dont une truie semblant filer de la laine, qui lui a valu son nom. Située au 3 place du Bouffay, en plein centre-ville, elle illustre l’architecture civile médiévale bretonne.
Classée monument historique par arrêté du 17 octobre 1923 pour ses façades et toitures, la maison a connu plusieurs usages au fil des siècles. Au XIXe siècle, ses façades étaient entièrement enduites, masquant les pans de bois. Dans les années 1920, elle abritait un café. En 2015, elle est devenue le siège d’un musée-boutique dédié aux Lapins crétins d’Ubisoft, mêlant patrimoine et culture contemporaine.
L’analyse dendrochronologique réalisée en 2019 a précisé sa période de construction entre 1515 et 1527. Les sculptures, outre la truie, représentent un chasseur soufflant dans un cor, des scènes de vie quotidienne (comme un homme battant sa femme), ainsi que des animaux (chien, loup, lièvre jouant du biniou). Ces motifs reflètent l’imaginaire médiéval et l’humour populaire de l’époque.
Architecturalement, la maison comprend un rez-de-chaussée sur sous-sol, deux étages carrés et un comble. Le solin de maçonnerie, couvert de dalles de schiste, servait d’étal pour une boutique accessible depuis la place ou la rue. Les aisseliers sculptés, typiques des maisons à colombages bretonnes, en font un témoignage rare de l’artisanat du début du XVIe siècle.