Propriété de la commune ; propriété d'une association
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
…
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Tour de l'enceinte claustrale
Tour de l'enceinte claustrale XIIe siècle (≈ 1250)
Une tour de l'enceinte claustrale du XIIe siècle se trouvait à l'emplacement de la maison actuelle.
Début du XVIe siècle
Construction du bâtiment principal
Construction du bâtiment principal Début du XVIe siècle (≈ 1604)
Édification du bâtiment principal, remplaçant la tour du XIIe siècle, avec des éléments gothiques.
XVIIIe siècle
Aménagements intérieurs
Aménagements intérieurs XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout de boiseries, une cheminée et un trumeau en stuc dans une chambre du premier étage.
XIXe siècle
Extension de la maison
Extension de la maison XIXe siècle (≈ 1865)
Construction d'une maison dans la cour, rattachant l'ensemble au petit bâtiment à l'ouest.
1940
Ajout des atlantes
Ajout des atlantes 1940 (≈ 1940)
Création de consoles ornées d'atlantes pour supporter la façade en encorbellement.
2003
Inscription monument historique
Inscription monument historique 2003 (≈ 2003)
La maison est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 24 novembre 2003.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison en totalité, y compris les salles voûtées d'ogives du rez-de-chaussée, la chambre à alcôve et la chambre au trumeau du premier étage, ainsi que la porte de la Ganivelle (cad. AB 567, 568) : inscription par arrêté du 24 novembre 2003
Personnages clés
Louis Mandrin
Contrebandier célèbre ayant visité la maison pour vendre du tabac.
Yves Morvan
Plasticien responsable de la restauration de la salle du rez-de-chaussée et de la fresque extérieure.
Origine et histoire de la Maison de Mandrin
La maison dite « Maison de Mandrin », située à Brioude (Haute‑Loire, région Auvergne‑Rhône‑Alpes), est inscrite au titre des monuments historiques. Elle se compose de deux bâtiments communicants. Le plus ancien, élevé au début du XVIe siècle, remplace la tour flanquant l'une des portes de l'enceinte claustrale du XIIe siècle. L'édifice, sur deux étages, présente plusieurs fenêtres, dont une baie triple à encadrement gothique. Au rez‑de‑chaussée, une grande salle voûtée d'ogives conserve des clés de voûte en plâtre portant les armoiries d'un chanoine de la famille de Langeac. Une autre pièce voûtée d'ogives et une salle couverte d'un plafond à la française complètent le niveau. Au premier étage, une chambre a reçu au XVIIIe siècle des boiseries, une cheminée et un trumeau en stuc. Au XIXe siècle, la construction d'une maison dans la cour a rattaché l'ensemble au petit bâtiment accolé à l'ouest. La façade en briques et pans de bois est en encorbellement et s'appuie sur des consoles ornées d'atlantes réalisées vers 1940. Bien que Mandrin n'y ait jamais vécu, il y serait venu « vendre » du tabac au responsable de l'entrepôt, lequel serait mort peu après. La restauration de la salle du rez‑de‑chaussée et la fresque extérieure intitulée « Ici sévit Mandrin » sont l'œuvre du plasticien Yves Morvan. L'ensemble, notamment les salles voûtées d'ogives du rez‑de‑chaussée, la chambre à alcôve et la chambre au trumeau du premier étage, ainsi que la porte de la Ganivelle, est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 24 novembre 2003.