Naissance de Michel de Montaigne 1533 (≈ 1533)
Philosophe né dans cette maison.
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale XVe siècle (≈ 1550)
Maison construite, éléments gothiques conservés.
1565-1570 et 1581-1585
Résidences de Montaigne
Résidences de Montaigne 1565-1570 et 1581-1585 (≈ 1568)
Périodes de vie et mandat de maire.
Première moitié du XVIe siècle
Propriété des Montaigne
Propriété des Montaigne Première moitié du XVIe siècle (≈ 1625)
Famille possède logis et entrepôts adjacents.
27 décembre 1991
Classement monument historique
Classement monument historique 27 décembre 1991 (≈ 1991)
Inscription des éléments médiévaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Oratoire ; pièce centrale du rez-de-chaussée avec sa cheminée et sa porte murée du XVe siècle ; tourelle d'escalier ; dallage ancien constituant le sol de l'ensemble du rez-de-chaussée (cad. HE 330) : inscription par arrêté du 27 décembre 1991
Personnages clés
Michel de Montaigne - Philosophe et maire de Bordeaux
Né en 1533, y vécut plusieurs périodes.
Famille de Montaigne - Propriétaires des lieux
Possédait logis et entrepôts au XVIe.
Origine et histoire de la Maison de Montaigne
La maison de Montaigne, située au 23 rue de la Rousselle à Bordeaux, est un édifice du XVe siècle, partiellement remanié au XVIIIe siècle. Ce bâtiment, inscrit aux monuments historiques depuis 1991, appartenait dès la première moitié du XVIe siècle à la famille de Montaigne, qui y possédait un vaste ensemble de logis et d’entrepôts le long des rues de la Rousselle et de Sarlac. Derrière sa façade du XVIIIe siècle, la maison conserve des éléments architecturaux médiévaux, dont une arcade murée, une cheminée à faux manteau, et une porte d’accès à une tourelle d’escalier ornée d’un arc ogival à remplage gothique.
Michel de Montaigne, né dans cette maison en 1533, y vécut à plusieurs reprises, notamment entre 1565 et 1570, puis de 1581 à 1585, période correspondant à son mandat de maire de Bordeaux. La tourelle polygonale, visible à partir du premier étage, a perdu son escalier d’origine, mais subsiste comme témoignage de l’architecture défensive civile de l’époque. En face de cette tourelle, un oratoire à voûte d’ogive quadripartite, doté d’une clef pendante, s’ouvre sur la cour intérieure par un arc aux claveaux alternés de calcaire blanc et de pierre grise vermiculée.
Les locaux situés au fond de la cour étaient probablement d’anciens entrepôts, reflétant l’activité commerciale de la famille. L’oratoire, la cheminée, la porte murée du XVe siècle, la tourelle d’escalier et le dallage ancien du rez-de-chaussée sont les éléments protégés par l’inscription de 1991. Ces vestiges illustrent à la fois la vie domestique d’une famille aisée de la Renaissance bordelaise et les transformations architecturales subies par le bâtiment au fil des siècles.