Frise chronologique
Fin XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
Fin XVIe siècle (≈ 1695)
Partie nord édifiée sur une ancienne maison forte.
XVIIIe siècle
Extension du bâtiment
Extension du bâtiment
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout d’une aile à l’est.
Début XIXe siècle
Démembrement de la paroisse
Démembrement de la paroisse
Début XIXe siècle (≈ 1904)
Abandon progressif au profit d’un nouveau manoir.
4 octobre 1988
Classement Monument historique
Classement Monument historique
4 octobre 1988 (≈ 1988)
Protection officielle de l’édifice.
2008
Début des restaurations
Début des restaurations
2008 (≈ 2008)
Chantier de réhabilitation engagé par le propriétaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison à pans de bois de Neuglize (cad. A 209) : classement par arrêté du 4 octobre 1988
Personnages clés
| Information non disponible - Propriétaires historiques non identifiés |
Seigneur ou bourgeois mentionnés sans nom précis. |
Origine et histoire
La maison de Neuglize, aussi appelée le « Vieux Château », est une construction à pans de bois située dans le hameau de Neuglize, sur la commune de Bessay-sur-Allier, dans l’Allier. Bâtie à la fin du XVIe siècle et agrandie au XVIIIe siècle, elle remplace une ancienne maison forte et domine un étang et des bois. Son architecture typique de la Sologne bourbonnaise combine chêne, briques et enduit à la chaux, avec une charpente gothique et des décors de briques polychromes. La maison, entourée autrefois de communs et d’une cour fermée, a été partiellement démantelée au XIXe siècle après la disparition de la paroisse locale.
Classée Monument historique en 1988, la maison de Neuglize illustre le patrimoine rural des seigneurs ou bourgeois de l’Ancien Régime. Après avoir servi de bâtiment agricole au XIXe siècle, elle a fait l’objet d’une restauration majeure à partir de 2008 pour retrouver son aspect d’origine. Son pigeonnier, sa cave et ses façades à croix de Saint-André en font un exemple rare d’architecture hybride, mêlant bois, brique et techniques médiévales. Le site conserve aussi les traces de l’ancienne église paroissiale, disparue après la Révolution, et d’un manoir ultérieur construit à son emplacement.
La maison incarne l’histoire de la Sologne bourbonnaise, région pauvre en pierres où le bois et la brique dominaient. Son plan initial en équerre, partiellement effondré, et sa charpente en « carène de vaisseau renversée » témoignent de savoir-faire locaux. Les deux pavillons de brique subsistants, datant du XIXe siècle, rappellent l’organisation spatiale d’origine, centrée sur une cour rectangulaire. Aujourd’hui, le site reste un témoignage majeur de l’habitat seigneurial rural entre XVIe et XVIIIe siècles.