Frise chronologique
1397
Début de la construction
Début de la construction
1397 (≈ 1397)
Après la mort de Pernelle, épouse de Flamel.
1407
Achèvement de la maison
Achèvement de la maison
1407 (≈ 1407)
Date gravée en frise sur la façade.
1900
Restauration pour l'Exposition universelle
Restauration pour l'Exposition universelle
1900 (≈ 1900)
Perte du grand pignon originel.
23 septembre 1911
Classement monument historique
Classement monument historique
23 septembre 1911 (≈ 1911)
Protection de la façade par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade : classement par arrêté du 23 septembre 1911
Personnages clés
| Nicolas Flamel - Commanditaire et riche bourgeois |
Fit construire la maison après 1397. |
| Pernelle - Épouse de Nicolas Flamel |
Sa mort en 1397 déclencha la construction. |
| Alan Geaam - Chef étoilé actuel |
Propriétaire du restaurant *l’Auberge Nicolas Flamel*. |
Origine et histoire
La maison de Nicolas Flamel, surnommée « le grand pignon », est située au 51 rue de Montmorency dans le 3e arrondissement de Paris. Construite entre 1397 et 1407, elle fut édifiée par Nicolas Flamel, un riche bourgeois parisien, après la mort de sa femme Pernelle. Destinée à abriter un commerce au rez-de-chaussée et des pauvres aux étages, elle imposait à ces derniers des prières matinales et vespérales en l’honneur du couple. Une inscription en frise, datée de 1407, confirme cette vocation.
Bien que d’autres maisons parisiennes aient été proposées comme plus anciennes (comme le 3 rue Volta, initialement daté vers 1300 mais finalement estimé vers 1650), la maison de Flamel reste la plus ancienne demeure datée avec certitude. Sa façade, classée monument historique depuis 1911, a subi des modifications, notamment la perte de son grand pignon lors de l’Exposition universelle de 1900. Aujourd’hui, elle abrite un restaurant gastronomique, l’Auberge Nicolas Flamel, tenu par le chef étoilé Alan Geaam.
L’architecture intérieure conserve des traces de sa disposition originale : deux portes latérales pour les boutiques et une porte centrale menant aux étages via un escalier circulaire. Les jambages des portes, ornés de sculptures (personnages avec phylactères, anges musiciens), portent les initiales de Flamel. L’inscription sous la corniche rappelle l’obligation de prières pour les résidents, reflétant la piété et la charité du commanditaire.
Les études historiques, comme celles d’Auguste Bernard (1852) ou Marcel Aubert (1912), soulignent son importance patrimoniale. Malgré ses altérations, elle témoigne de l’urbanisme médiéval parisien et des pratiques caritatives de l’époque, mêlant habitat, commerce et dévotion.
Devenir actuel
Un restaurant, « l'auberge Nicolas Flamel », occupe actuellement la maison.