Frise chronologique
1760-1761
Construction de la maison
Construction de la maison
1760-1761 (≈ 1761)
Initiée par Alexis Jabouille, notaire royal.
1798
Décès d'Alexis Jabouille
Décès d'Alexis Jabouille
1798 (≈ 1798)
Juge de paix à Gentioux-Pigerolles.
1996
Classement monument historique
Classement monument historique
1996 (≈ 1996)
Façade et escalier protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
fin XXe siècle
Transformation en chambres d'hôtes
Transformation en chambres d'hôtes
fin XXe siècle (≈ 2095)
Activité cessée en 2008.
Patrimoine classé
Façade principale ; escalier intérieur central avec sa cage (cad. BK 164) : inscription par arrêté du 6 décembre 1996
Personnages clés
| Alexis Jabouille - Notaire royal et juge de paix |
Commanditaire et résident de la maison. |
Origine et histoire
La maison de notaire royal de Pallier, située dans le village de Gentioux-Pigerolles (Creuse, Nouvelle-Aquitaine), fut édifiée en 1760-1761 à l’initiative d’Alexis Jabouille, membre d’une lignée de notaires royaux active depuis la fin du XVIIe siècle. Le bâtiment, construit en pierre de taille, arbore une façade à deux niveaux et un escalier intérieur à deux volées droites. Les dates de construction sont gravées sur la souche de cheminée (1760) et au-dessus de la porte (1761), accompagnées des initiales A.J.
À l’origine, cette maison avait une vocation agricole, fonction qu’elle conserva jusqu’aux années 1980. Proche de l’ancienne commanderie hospitalière de Charrières — peut-être liée aux Templiers avant eux —, elle fut aussi le lieu de résidence d’Alexis Jabouille, qui devint juge de paix du canton de Gentioux avant sa mort en 1798. Classée monument historique en 1996 pour sa façade et son escalier, elle fut transformée en chambres d’hôtes (Commanderie de Pallier) à la fin du XXe siècle, avant de cesser cette activité en 2008.
Le site est entouré de vestiges médiévaux, comme une chapelle du XIIe siècle et un cimetière portant des dalles funéraires gravées de la croix de Malte, rappelant l’histoire hospitalière et templière des lieux. Une reconstitution d’un jardin médiéval (plantes aromatiques, roses, arbre de vie) complète l’ensemble, soulignant le lien entre patrimoine bâti et histoire locale.
La maison illustre aussi le rôle des notaires royaux dans la gestion des terres et des dîmes : Alexis Jabouille était co-fermier des dîmes du prieuré de La Villedieu et de la commanderie de Charrières, reflétant l’implication des élites locales dans l’économie rurale d’Ancien Régime. Son nom reste associé à ce lieu, malgré la confusion avec la commanderie voisine, dont le chef-lieu était en réalité à Gentioux puis Saint-Moreil.