Maison de Richelieu à Bagneux dans les Hauts-de-Seine

Patrimoine classé Maison classée MH

Maison de Richelieu à Bagneux

  • 4 Rue Etienne-Dolet
  • 92220 Bagneux
Maison de Richelieu à Bagneux
Maison de Richelieu à Bagneux
Maison de Richelieu à Bagneux
Maison de Richelieu à Bagneux
Maison de Richelieu à Bagneux
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Maison de Richelieu à Bagneux
Crédit photo : Binche - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1630
Construction initiale
1665
Changement de propriétaire
1870
Dommages subis
1946
Acquisition municipale
2006
Restauration et réaffectation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La statue du XVIIIe siècle située dans le parc de l'immeuble : inscription par arrêté du 27 juin 1938 - Le cadran solaire, dans le parc municipal Richelieu : classement par arrêté du 9 septembre 1975 - Les façades et toitures de la maison, ainsi que les pièces du premier étage couvertes de plafonds peints "à la française" (cad. AB 40) : inscription par arrêté du 27 février 2006

Personnages clés

Pierre Bignicourt (ou Bénicourt) Propriétaire initial et commanditaire de la construction de la maison.
Cardinal de Richelieu Personnalité liée à la maison selon la tradition, pour des conférences privées.
Jean Goupil Acquéreur de la propriété en 1665.

Origine et histoire de la Maison de Richelieu

La maison dite de Richelieu, située aux 4 et 6 rue Étienne-Dolet à Bagneux, est une importante demeure d'origine XVIIe siècle, construite vers 1630 pour Pierre Bignicourt (ou Bénicourt), homme lié au cardinal de Richelieu. Selon la tradition, elle aurait été édifiée pour les conférences privées du cardinal et est entourée de légendes évoquant des oubliettes ; ces récits figurent dans des sources anciennes mais relèvent de l’anecdote. Le plan primitif comprenait un corps central flanqué de deux ailes autour d’une cour carrée, mais des transformations majeures aux XIXe, XXe et début du XXIe siècle ont profondément modifié l’ensemble. Les bâtiments ont été endommagés en 1870 ; seule l’aile nord subsiste, conservant un escalier central à deux volées dont la rampe d’origine est visible jusqu’à la première volée. Des sondages réalisés en 2004 ont permis la découverte, dans une salle du premier étage, d’un plafond et de poutres peintes « à la française » datant du XVIIe siècle, décor rare en région parisienne. Ce décor, alternant fruits et fleurs dans des cartouches accompagnés de rinceaux, a été daté entre 1620 et 1640 et rapproché de modèles d’ornement diffusés auprès des artisans de l’époque ; il évoque des décors connus à l’hôtel Cornuel, à l’hôtel de Sully ou au 4 rue Chapon. Quelques boiseries du XVIIe siècle subsistent encore dans les appartements après restauration. La maison a été partiellement reconstruite au début du XIXe siècle, et des aménagements successifs ont modifié la façade et le jardin, notamment la démolition d’un pavillon d’accès placé sur la rue Saint-Étienne à la Révolution. La municipalité a acquis la propriété en 1946 ; la bâtisse a été transformée en école maternelle puis désaffectée en septembre 2001 et aménagée en 2006 pour accueillir la Maison de la musique et de la danse de la ville de Bagneux. L’État a inscrit au titre des monuments historiques les plafonds, façades et toitures le 27 février 2006 ; antérieurement, la statue du parc avait été inscrite le 27 juin 1938 et le cadran solaire le 9 septembre 1975. Le parc municipal, dont une partie a été rachetée en 1946, s’étend sur environ 18 000 m2 et abrite des arbres anciens répertoriés au conseil départemental des Hauts-de-Seine. Les sculptures qui ornaient autrefois le jardin ont largement disparu ; parmi les éléments signalés figurent une Vénus et Cupidon attribuée à Antoine Coysevox ou à son école, abîmée et inscrite en 1938, ainsi que deux pilastres ornés et un cadran solaire ancien. Le gnomon de Bagneux, antérieur à 1718 et réalisé en deux anneaux de calcaire local, a été étudié en 1972, restauré et conservé dans le hall de la médiathèque de Bagneux, une copie étant exposée dans un autre jardin municipal. La propriété a connu plusieurs propriétaires au fil des siècles, parmi lesquels Pierre Bénicourt et ses héritiers, Jean Goupil qui l’a acquise en 1665, puis diverses familles et acquéreurs aux XVIIIe et XIXe siècles, mentionnés dans les archives locales. Des éléments mobiliers et des aménagements anciens, ainsi que les découvertes archéologiques telles que des puits comblés, ont alimenté les recherches et les campagnes de fouilles menées sur le site.

Liens externes