Fin de construction 1650 (≈ 1650)
Achèvement de la construction de la maison.
1789
Pillage et incendie
Pillage et incendie 1789 (≈ 1789)
Destruction partielle du décor intérieur pendant la Révolution.
1820
Cession à la charité
Cession à la charité 1820 (≈ 1820)
Le duc de Richelieu céda la maison au bureau de Charité de Marennes.
XIXe siècle
Remplacement de la façade
Remplacement de la façade XIXe siècle (≈ 1865)
La façade arrière fut entièrement démolie et remplacée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue (cad. G6 1345) : classement par arrêté du 23 juillet 1981
Personnages clés
Maréchal de Richelieu
Comte de Marennes, gouverneur de Gascogne et de Guyenne, propriétaire de la maison.
Duc de Richelieu
Propriétaire ayant cédé la maison en 1820.
Origine et histoire de la Maison de Richelieu
La Maison de Richelieu à Marennes (Charente-Maritime) est un édifice classé au titre des monuments historiques en 1981. Elle se situe rue Le Terme, dans le secteur piétonnier, à proximité des Halles. Datée du milieu du XVIIe siècle et achevée en 1650, elle fut autrefois la propriété d'un intendant du maréchal de Richelieu, comte de Marennes, gouverneur de Gascogne et de Guyenne. Les premiers renseignements connus remontent à 1820, lorsque le duc de Richelieu céda une maison avec jardin au bureau de Charité de Marennes. Pendant la Révolution, l'édifice fut pillé et incendié, ce qui entraîna la destruction d'une partie du décor intérieur. Par la suite, la demeure abrita une quincaillerie, puis redevint une maison d'habitation. La façade principale se compose de quatre niveaux : un rez-de-chaussée surmonté d'un entablement en saillie et relié à l'étage par une corniche appuyée sur des consoles à volutes alternant avec des tables carrées ou rectangulaires. L'étage noble présente quatre baies alignées sur les tables du rez-de-chaussée ; leurs chambranles moulurés s'élargissent en partie haute pour supporter une rangée de modillons sculptés. Une seconde corniche marque la séparation avec l'attique, dont la fenêtre oblongue unique repose sur deux consoles figurées et est encadrée d'un cartouche au monogramme martelé pendant la Révolution. L'ensemble est couronné par une corniche à denticules ; la partie médiane est mise en valeur par une lucarne centrale à fronton triangulaire encadrée d'oculi. Les extrémités de la façade sont ornées de deux lions sculptés servant de gargouilles. La façade arrière fut entièrement démolie et remplacée au XIXe siècle.