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Maison de Saint-Vincent à Vannes dans le Morbihan

Patrimoine classé Maison classée MH Maison à pan de bois

Maison de Saint-Vincent à Vannes

    Rue des Orfèvres
    56000 Vannes
Propriété d'une association
Maison de Saint-Vincent à Vannes
Maison de Saint-Vincent à Vannes
Maison de Saint-Vincent à Vannes
Maison de Saint-Vincent à Vannes
Maison de Saint-Vincent à Vannes
Maison de Saint-Vincent à Vannes
Maison de Saint-Vincent à Vannes
Maison de Saint-Vincent à Vannes
Maison de Saint-Vincent à Vannes
Maison de Saint-Vincent à Vannes
Crédit photo : Raimond Spekking Descriptionphotographe, wikimédie - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1419
Mort de saint Vincent Ferrier
1574
Construction de la maison
XIXe siècle
Modifications commerciales
25 janvier 1929
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façade (cad. BR 127) : inscription par arrêté du 25 janvier 1929

Personnages clés

Saint Vincent Ferrier - Prédicateur dominicain Décédé dans cette maison en 1419.
Catherine Nicolas - Propriétaire en 1677 Mentionnée dans les archives de réformation.
Julien Fleury - Propriétaire au XIXe siècle Demande des travaux en 1845.

Origine et histoire

La maison de Saint-Vincent, située au no 17 de la place Valencia dans l'intra-muros de Vannes, est un exemple typique d'architecture à pans de bois de la Renaissance bretonne. Construite en 1574, comme en témoignent les inscriptions sur la poutre moulurée et la niche abritant la statue de saint Vincent Ferrier, elle se distingue par ses trois niveaux en léger encorbellement. Le rez-de-chaussée, en granite mouluré, contraste avec les étages en pans de bois apparents, encadrés de pierres sculptées. La maison est édifiée sur l'emplacement d'un ensemble de deux maisons mentionnées dans un rentier ducal de 1455-1458, et elle est associée à la mort de saint Vincent Ferrier en 1419.

La façade de la maison, classée monument historique depuis le 25 janvier 1929, présente des éléments architecturaux remarquables, tels qu'une grande poutre sculptée de têtes humaines et une niche datant de 1574. Le bâtiment a subi plusieurs modifications au fil des siècles, notamment au XIXe siècle, où des travaux ont été réalisés pour adapter le rez-de-chaussée à un usage commercial, comme en témoignent les archives de 1845 et 1846. La maison a également abrité un commerce nommé Au bonheur des dames au début du XXe siècle, selon l'annuaire du Morbihan de 1901.

D'un point de vue historique, la maison est aussi connue sous le nom de logis Saint-Vincent, car elle serait le lieu où saint Vincent Ferrier, un prédicateur dominicain espagnol, est décédé en 1419 lors d'un voyage en Bretagne. Ce lien avec le saint, très vénéré localement, a marqué l'histoire du bâtiment. Les archives mentionnent également des propriétaires successifs, comme Catherine Nicolas en 1677 et Julien Fleury au XIXe siècle, qui ont contribué à son évolution architecturale.

L'architecture de la maison reflète une combinaison de styles, avec des éléments gothiques persistants, comme les feuilles des congés des chanfreins, et des influences classiques, visibles dans les pilastres doriques du soubassement. La charpente de la façade, ornée de motifs en brins de fougère, et les modifications ultérieures, comme l'ajout d'un deuxième étage et l'enduit de la façade postérieure, illustrent les adaptations successives du bâtiment. Malgré ces transformations, la maison conserve des traces de son passé médiéval, comme les vestiges d'une cheminée sur le mur sud, indiquant l'existence originelle d'un étage supplémentaire.

Aujourd’hui, la maison de Saint-Vincent reste un témoignage précieux de l’histoire urbaine de Vannes. Son emplacement dans l’intra-muros, à proximité de monuments comme l’hôtel Saint-Georges et le Château-Gaillard, en fait un élément clé du patrimoine architectural de la ville. La façade, protégée depuis près d’un siècle, continue d’attirer l’attention pour son mélange de traditions constructives bretonnes et d’innovations Renaissance.

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