Mort de Saint-Vincent 1419 (≈ 1419)
La maison est le lieu de la mort de saint Vincent Ferrier.
1455-1458
Mentions dans le rentier
Mentions dans le rentier 1455-1458 (≈ 1457)
Deux maisons sont signalées dans le rentier du domaine ducal.
1574
Réédification de la maison
Réédification de la maison 1574 (≈ 1574)
Date sculptée sur la poutre moulurée et la niche de saint.
1677
Déclaration de Catherine Nicolas
Déclaration de Catherine Nicolas 1677 (≈ 1677)
Archives mentionnant une déclaration pour Catherine Nicolas.
1845
Demande de travaux
Demande de travaux 1845 (≈ 1845)
Demande de travaux par Julien Fleury pour le soubassement et une devanture.
1846
Contravention pour devanture
Contravention pour devanture 1846 (≈ 1846)
Contravention dressée pour une devanture trop saillante.
25 janvier 1929
Inscription monument historique
Inscription monument historique 25 janvier 1929 (≈ 1929)
La façade est inscrite au titre des monuments historiques.
Fin du XIXe siècle ou début du XXe siècle
Commerce 'Au bonheur des dames'
Commerce 'Au bonheur des dames' Fin du XIXe siècle ou début du XXe siècle (≈ 1995)
Le rez-de-chaussée était occupé par le commerce 'Au bonheur des dames'.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade (cad. BR 127) : inscription par arrêté du 25 janvier 1929
Personnages clés
Saint Vincent Ferrier
Saint mort dans cette maison en 1419.
Catherine Nicolas
Personne mentionnée dans les archives pour une déclaration en 1677.
Julien Fleury
Personne ayant demandé des travaux en 1845.
Origine et histoire de la Maison de Saint-Vincent
La maison dite de Saint-Vincent est une maison à pans de bois située intra-muros à Vannes, au n°17 de la place Valencia, à proximité de l'hôtel Saint-Georges, du Château-Gaillard et de la maison dite « Vannes et sa femme ». Bâtie sur trois niveaux en léger encorbellement, elle présente au premier étage une grande poutre moulurée sculptée de têtes d’homme et de femme, portant le chronogramme 1574; la même date figure sur la niche de saint creusée dans le mur latéral droit. Le rez-de-chaussée est constitué de piliers de granit moulurés et la façade des étages montre des pans de bois apparents encadrés par des pierres sculptées sur les murs latéraux. La sablière haute et les éléments sculptés permettent de dater la réédification de l’édifice au troisième quart du XVIe siècle; il est édifié sur l’emplacement d’un ensemble de deux maisons signalées dans le rentier du domaine ducal de 1455-1458. La maison porte le nom de logis Saint-Vincent car elle est le lieu de la mort de saint Vincent Ferrier en 1419. Les archives mentionnent une déclaration en 1677 pour Catherine Nicolas et une demande de travaux en 1845 par Julien Fleury relative au soubassement et à l’aménagement d’une devanture, autorisée partiellement; une contravention fut dressée en 1846 pour une devanture trop saillante. D’après l’annuaire du Morbihan de 1901, le commerce « Au bonheur des dames » occupait le rez-de-chaussée à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle. Plusieurs réemplois et reprises sont visibles : l’arrêt du mur latéral à partir du deuxième étage indique l’adjonction d’un niveau, le pan de bois droit du premier étage avec ses poteaux réguliers montre des restaurations, et des traces d’anciennes ouvertures sur le pan de bois ainsi que les vestiges extérieurs d’une cheminée sur le mur sud témoignent de l’existence initiale d’un étage supérieur. Les fenêtres ont sans doute été agrandies et l’escalier, daté du XIXe siècle, signale une remise en état à cette époque; la façade postérieure a été enduite et les encadrements des ouvertures modifiés. La charpente de façade fait usage de brins de fougère; les moulures du mur latéral et des bois, à l’exception des feuilles des congés des chanfreins encore gothiques, ainsi que les piliers du soubassement classiques avec pilastres doriques correspondent à l’époque indiquée. L’accès à l’édifice depuis la place des Lices par une ruelle postérieure subsiste. La façade est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 25 janvier 1929.