Frise chronologique
1874
Découverte de la maison
Découverte de la maison
1874 (≈ 1874)
Mallarmé loue deux pièces dans l’ancienne auberge.
1898
Mort de Mallarmé
Mort de Mallarmé
1898 (≈ 1898)
Fin des séjours réguliers du poète.
1902
Achat par Geneviève Mallarmé
Achat par Geneviève Mallarmé
1902 (≈ 1902)
Rassemblement des souvenirs familiaux et objets.
1946
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
1946 (≈ 1946)
Protection officielle de la maison.
1985
Acquisition par le département
Acquisition par le département
1985 (≈ 1985)
Début des travaux pour le musée.
1992
Inauguration du musée
Inauguration du musée
1992 (≈ 1992)
Ouverture au public après restauration.
2005
Acquisition d’un bois de Gauguin
Acquisition d’un bois de Gauguin
2005 (≈ 2005)
*L’Après-midi d’un Faune* rejoint les collections.
2011
Label Maison des Illustres
Label Maison des Illustres
2011 (≈ 2011)
Reconnaissance par le ministère de la Culture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison de Mallarmé, à Valvins : inscription par arrêté du 18 juin 1946
Personnages clés
| Stéphane Mallarmé - Poète symboliste |
Propriétaire et occupant des lieux (1874-1898). |
| Geneviève Mallarmé - Fille du poète |
Achete la maison en 1902 pour en faire un lieu mémoire. |
| Edmond Bonniot - Gendre de Mallarmé |
Collabore à la préservation des souvenirs familiaux. |
| Florence Dollfus - Paysagiste |
Reconstitue le jardin d’après des archives. |
| Édouard Manet - Peintre ami de Mallarmé |
Auteur d’œuvres et correspondance exposées. |
| Paul Gauguin - Artiste proche |
Offre un bois sculpté (*L’Après-midi d’un Faune*). |
Origine et histoire
La maison de Stéphane Mallarmé, située à Vulaines-sur-Seine (lieu-dit Valvins), était à l’origine une ancienne auberge découverte par le poète en 1874. Il y loua deux pièces à l’étage, accessibles par un escalier extérieur, et y séjourna régulièrement jusqu’à sa mort en 1898. Ce lieu devint un refuge créatif, marqué par un marronnier blanc centenaire planté vers 1880, aujourd’hui symbole des visites. La maison conserve l’atmosphère intime de Mallarmé, avec des meubles et objets transférés depuis son appartement parisien de la rue de Rome, comme la célèbre table des mardis et son cabinet japonais.
En 1902, Geneviève Mallarmé, sa fille, et son mari Edmond Bonniot acquirent la maison pour y rassembler souvenirs et manuscrits, dont des œuvres offertes par des amis artistes comme Manet, Gauguin ou Whistler. Inscrite aux Monuments Historiques en 1946, elle fut achetée par le Conseil départemental de Seine-et-Marne en 1985, puis transformée en musée inauguré en 1992. Le site, labellisé Maison des Illustres en 2011, expose des manuscrits autographes (Autre éventail de Mademoiselle Mallarmé, 1884), des éditions originales (À rebours de Huysmans, 1884), et des objets personnels comme sa lanterne magique ou son châle à carreaux.
Le musée restitue aussi l’univers végétal cher à Mallarmé grâce à un jardin fleuri et fruitier reconstitué par la paysagiste Florence Dollfus, inspiré de photographies anciennes et de sa correspondance. Tulipes, pivoines, pommiers et rosiers y évoquent les bords de Seine du XIXe siècle. Les collections s’enrichissent régulièrement de dons (une Bible, des cahiers d’écolier de son fils Anatole) ou d’acquisitions, comme un bois sculpté de Gauguin, L’Après-midi d’un Faune (2005), acheté avec l’aide de l’État.
Les expositions temporaires explorent des thèmes liés à Mallarmé, de L’éventail dans son monde (2009) à Mallarmé pour petits et grands (2022), marquant les 30 ans du musée. Des activités pédagogiques (ateliers, concerts, conférences) animent le lieu toute l’année, ouvert quotidiennement sauf le mercredi. Le musée conserve également des archives précieuses, comme la correspondance avec Manet sur Le Corbeau de Poe ou L’Après-midi d’un faune, illustrant les liens entre littérature et arts visuels.
La maison, propriété départementale, fait partie des cinq musées de Seine-et-Marne, aux côtés de ceux de Barbizon ou Nemours. Son histoire reflète à la fois l’héritage littéraire de Mallarmé, figure majeure du symbolisme, et la volonté de préserver un lieu de mémoire où se croisent poésie, art et histoire locale. Le label Maison des Illustres souligne son importance patrimoniale nationale.
Devenir actuel
En 2011, le musée reçoit le label de « Maison des illustres » par le ministère de la Culture et de la Communication.