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Maison des aïeules de Pierre Loti à Saint-Pierre-d'Oléron en Charente-Maritime

Patrimoine classé Maison des hommes et des femmes célèbres Maison classée MH

Maison des aïeules de Pierre Loti à Saint-Pierre-d'Oléron

    19 Rue Pierre-Loti
    17310 Saint-Pierre-d'Oléron
Propriété privée
Maison des aïeules de Pierre Loti à Saint-Pierre-dOléron
Maison des aïeules de Pierre Loti à Saint-Pierre-dOléron
Crédit photo : Wolfgang Sauber - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1739
Construction de la maison
7 février 1899
Rachat par Pierre Loti
1899
Création de *Judith Renaudin*
20 décembre 2006
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La maison en totalité (logis, dépendances, cour, jardin, murs de clôture et tombe de Pierre Loti) ainsi que le sol des parcelles correspondantes (cad. AH 250, 251, 253) : inscription par arrêté du 20 décembre 2006

Personnages clés

Pierre Loti - Écrivain et propriétaire Rachète la maison en 1899, s’en inspire.
Grand-mère de Pierre Loti - Ancienne propriétaire Vend la maison avant 1899.

Origine et histoire

La maison des aïeules de Pierre Loti, édifiée en 1739 à Saint-Pierre-d'Oléron, est un exemple typique de logis bourgeois insulaire du XVIIIe siècle. Ce bâtiment, caractérisé par une porte charretière et une porte piétonne, comprend un corps de logis principal à deux niveaux, ainsi que des dépendances (chai, grange, écurie et greniers) organisées autour d’une cour centrale pavée. La propriété s’ouvre sur des jardins où repose aujourd’hui la tombe de Pierre Loti, soulignant son attachement à ce lieu familial.

Acquise par la grand-mère de Pierre Loti avant d’être revendue, la maison est rachetée par l’écrivain le 7 février 1899. Elle occupe une place centrale dans son œuvre, servant notamment de décor peint pour sa pièce Judith Renaudin, jouée à Paris en 1899. La demeure, souvent citée dans ses écrits, incarne à la fois un héritage familial et une source d’inspiration littéraire. Son inscription au titre des monuments historiques, par arrêté du 20 décembre 2006, protège l’intégralité du site, incluant logis, dépendances, cour, jardin et murs de clôture.

Architecturalement, la maison illustre le mode de vie des élites insulaires du XVIIIe siècle, alliant fonctionnalité (espaces agricoles et résidentiels) et esthétique bourgeoise. La cour pavée, reliant les deux ailes du bâtiment, symbolise cette dualité entre intimité familiale et activité économique. Le jardin, prolongement poétique de l’espace domestique, abrite la sépulture de Loti, scellant définitivement son lien avec ce lieu chargé d’histoire et de mémoire.

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