Construction initiale XVe siècle - XVIe siècle (≈ 1550)
Période de construction du bâtiment.
7 décembre 1972
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 7 décembre 1972 (≈ 1972)
Protection officielle de la façade et de la structure.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison dite Maison des Archers (cad. F 333) : classement par arrêté du 7 décembre 1972
Origine et histoire de la Maison des Archers
La Maison des Archers, située à Quimperlé en Bretagne, est un monument emblématique des XVe et XVIe siècles. Sa façade en pans de bois, composée d’un grand corps central et d’une avancée en saillie, illustre l’architecture civile médiévale tardive. Le rez-de-chaussée présente une porte centrale surmontée d’un arc en accolade mouluré, tandis que les étages supérieurs, en surplomb, reposent sur des corbeaux soutenus par des culs-de-lampe sculptés. Une tourelle d’escalier, renforcée par un contrefort au sud-ouest, complète l’ensemble. Ces détails architecturaux révèlent un savoir-faire artisanal remarquable, caractéristique des maisons urbaines bretonnes de cette époque.
À l’intérieur, la Maison des Archers conserve des boiseries de style Louis XV au premier étage, ajoutées postérieurement à sa construction initiale. Ce mélange de styles reflète les évolutions esthétiques et fonctionnelles du bâtiment au fil des siècles. Classée Monument Historique par arrêté du 7 décembre 1972, la maison est aujourd’hui propriété d’une association. Son adresse officielle, 7 rue Dom-Morice, et son statut protégé soulignent son importance patrimoniale dans le paysage urbain de Quimperlé, ville marquée par un riche passé médiéval et Renaissance.
La localisation de la Maison des Archers, dans le Finistère (département 29), s’inscrit dans un contexte historique où Quimperlé était un carrefour commercial et religieux. Les maisons à pans de bois, comme celle-ci, servaient souvent de logements pour les corporations ou les familles aisées, tout en abritant parfois des activités artisanales ou marchandes au rez-de-chaussée. Leur structure en encorbellement permettait de gagner de l’espace dans des rues étroites, tout en affichant une certaine prospérité par la qualité des sculptures et des matériaux utilisés.