Frise chronologique
1457
Acquisition du château du Lude
Acquisition du château du Lude
1457 (≈ 1457)
Jean Daillon achète le château et lance sa rénovation.
1479
Arrivée de Jean Gendrot
Arrivée de Jean Gendrot
1479 (≈ 1479)
L’architecte s’installe dans la maison pour diriger les travaux.
23 mai 1932
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
23 mai 1932 (≈ 1932)
Protection officielle de l’édifice par l’État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison des Architectes : inscription par arrêté du 23 mai 1932
Personnages clés
| Jean Daillon - Chambellan de Louis XI |
Propriétaire du château, commanditaire des travaux. |
| Jean Gendrot - Architecte du roi René d’Anjou |
Dirigea la transformation du château depuis cette maison. |
Origine et histoire
La maison des Architectes est une demeure emblématique située au Lude, dans le département de la Sarthe, en région Pays de la Loire. Construite au XVIe siècle, elle est intimement liée à l’histoire du château du Lude, dont elle fut le logement des architectes chargés de sa transformation.
En 1457, Jean Daillon, chambellan du roi Louis XI, acquiert le château du Lude et entreprend d’importants travaux pour le moderniser selon les canons de la Renaissance. Il fait appel à Jean Gendrot, architecte du roi René d’Anjou, qui s’installe dans cette maison en 1479 pour diriger les chantiers. Ce lieu devient ainsi un témoin clé de la transition architecturale entre Moyen Âge et Renaissance.
L’édifice, situé rue du Marché-au-Fil, est inscrit au titre des monuments historiques le 23 mai 1932. Son nom rend hommage aux artisans et architectes qui y ont résidé, marquant l’évolution du château voisin. Aujourd’hui, elle reste un symbole du patrimoine architectural et historique local.
La maison des Architectes illustre aussi le rôle des logis secondaires dans les grands chantiers de la Renaissance. Ces demeures abritaient les maîtres d’œuvre et leurs équipes, souvent venus de loin pour appliquer les nouvelles techniques constructives. Leur présence reflète l’importance des échanges artistiques entre les cours royales et les seigneurs provinciaux comme Jean Daillon.