Premier établissement de bains 1441 (≈ 1441)
Occupation du site par la *Mittelbadstub*
1567
Reconstruction du bâtiment
Reconstruction du bâtiment 1567 (≈ 1567)
Date portée sur la façade actuelle
1826
Fermeture des bains
Fermeture des bains 1826 (≈ 1826)
Conversion en logements privés
12 octobre 1929
Classement monument historique
Classement monument historique 12 octobre 1929 (≈ 1929)
Inscription par arrêté ministériel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade, salle de l'ancien bassin, salle avec puits, cellier en dépendant : inscription par arrêté du 12 octobre 1929
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur historique
Origine et histoire de la Maison des Bains
La maison des Bains d'Obernai, située au 24 rue Sainte-Odile, occupe depuis 1441 l'emplacement de la Mittelbadstub (bain de la ville moyenne), l'un des trois établissements thermaux qu'abritait la cité alsacienne. Ce bâtiment, propriété de la ville d'Obernai, fut reconstruit en 1567 comme l'indique la date portée sur sa façade. Il fonctionna comme bain public jusqu'en 1826, date à laquelle il fut converti en logements occupés jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. L'édifice conserve aujourd'hui trois salles voûtées, un puits et des orifices de ventilation, ainsi que des marques de tâcheron témoignant de son histoire artisanale.
Classé monument historique par arrêté du 12 octobre 1929, la protection concerne spécifiquement sa façade, la salle de l'ancien bassin, une salle avec puits et un cellier attenant. Ces éléments architecturaux, typiques des établissements balnéaires médiévaux et renaissants, illustrent l'importance des bains publics dans la vie sociale et hygiénique des villes alsaciennes avant le XIXe siècle. La maison des Bains incarne ainsi un patrimoine à la fois communal et vernaculaire, marqué par son usage collectif puis sa transformation en habitat privé.
Le site, bien que non explicitement mentionné comme ouvert au public dans les sources disponibles, reste un témoignage rare des infrastructures sanitaires urbaines d'Ancien Régime. Son architecture, combinant fonctions utilitaires (ventilation, approvisionnement en eau) et décors modestes (marques de tâcherons), reflète les savoir-faire locaux de la seconde moitié du XVIe siècle. La précision de sa localisation (notation 5/10 dans la base Mérimée) suggère des incertitudes mineures sur son emplacement exact, malgré l'adresse officielle enregistrée.