Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la maison pour les ducs de Bourgogne.
1595
Acquisition par la ville
Acquisition par la ville 1595 (≈ 1595)
La ville achète la maison pour les cordeliers.
22 septembre 1596
Bénédiction de la chapelle
Bénédiction de la chapelle 22 septembre 1596 (≈ 1596)
Charles de Pérusse des Cars bénit la chapelle.
Fin du XVIIe siècle
Départ des cordeliers
Départ des cordeliers Fin du XVIIe siècle (≈ 1795)
Les cordeliers quittent la maison vers 1696-1697.
21 novembre 1925
Inscription monument historique
Inscription monument historique 21 novembre 1925 (≈ 1925)
La maison est inscrite aux Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Immeuble du XIIIe siècle : inscription par arrêté du 21 novembre 1925
Personnages clés
Charles de Pérusse des Cars
Évêque de Langres ayant béni la chapelle en 1596.
Origine et histoire de la Maison des Barrodeau
La maison des Barrodeau est une demeure urbaine du XIIIe siècle située à l'angle des rues du Bourg-au-Mont et des Cordeliers à Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or). Elle aurait été édifiée pour accueillir la nombreuse suite des ducs de Bourgogne lorsque ceux-ci résidaient au château ducal. En 1595 la ville l'acquiert pour y reloger les cordeliers, dont le couvent avait été détruit l'année précédente sur ordre du baron de Thenissey, bailly de Châtillon, afin de contrer l'avance des troupes royales dans le quartier du Temple. Les religieux occupent aussi la maison des Mirebeau, située à l'arrière, où une chapelle a été aménagée et bénie le 22 septembre 1596 par Charles de Pérusse des Cars, évêque de Langres. Selon les sources, les cordeliers quittent la maison à la fin du XVIIe siècle : le père Godefroy mentionne 1697, d'autres indications évoquent 1696. Par la suite, les bâtiments sont reconvertis en logements privés. L'édifice est inscrit au titre des Monuments historiques par arrêté du 21 novembre 1925.
Il s'agit d'une maison-forte médiévale à un étage, couverte de toits à longs pans, qui présente des traces de remaniements du XVe siècle. Au rez-de-chaussée, les côtés donnant sur la rue sont percés de rares ouvertures étroites. Sur la façade orientale, une porte cochère récente occupe le centre et l'étage s'ouvre sur cinq grandes fenêtres à meneau. Le pignon sud, aussi sur rue, est presque aveugle, tandis que la façade ouest donne sur une cour intérieure et que le pignon nord est mitoyen de l'immeuble voisin.
Des ressources complémentaires sont disponibles, notamment une notice dans la base Mérimée, des entrées sur les portails locaux et nationaux consacrés au patrimoine, ainsi que des illustrations sur Wikimedia Commons.